vendredi 31 août 2007

Le vin ... lacté


Mon ami Denys est un olfactif. Un talent rare. Quand on pense que l’Homme atteint son summum «renifleur » durant son enfance (cette assertion est prouvée scientifiquement), il faut bien reconnaître que les « nez » de ceux et celles qui en font un métier (les œnologues par exemple), font exception, ou encore qu’ils ont travaillé ce sens avec acharnement.

Il y a quelques années, j’ai suivi une série de cours d’initiation aux vins dispensé par une Amicale bien connue. Pour le deuxième cours, le prof Ugo nous présentait un outil didactique fort intéressant : une série de petits contenants renfermant chacun une arômes ou un parfum associé au vin. Cuir, caramel, framboise, abricot, vanille, paille, réglisse, café, cassis, chèvrefeuil, safran, poivre noir, cumin, champignon, gazon, cannelle et même pipi de chat (si, si !). En tout, une quarantaine de petits contenants avec l’identification cachée en-dessous.

Le truc était donc de tenter d’identifier ces odeurs, puis d’aller regarder la réponse. Un petit jeu fort étonnant et révélateur. La mémoire du nez faisait défaut chez les débutants que nous étions. Pour la plupart des odeurs, le parfum m’était connu, mais je n’arrivais vraiment pas à mettre un nom dessus. Même pour les évidences. Une fois la réponse vérifiée, la plupart d’entre nous s’exclamaient : mais oui, j’aurais dû savoir !

Durant la pause, j’ai fait un test révélateur avec trois participants. J’ai choisi une odeur " évidente ", à savoir la banane. Croyez-le ou non, mais j’ai obtenu comme réponses la pomme, la pêche et l’orange. Médusant, non ? Alors, imaginez la détection de ces odeurs lorsqu’elles ne sont pas concentrées et subtilement mêlées à d’autres parfums dans votre verre.

Mon ami Denys n’est pas œnologue et ne travaille pas dans une parfumerie. Mais sa vieille passion pour les vins lui a fait développer l’acuité de ses narines. Il m’a fait connaître de fort belles choses, sans pour autant jouer au gourou connaissant et incontestable. Sans non plus exhiber des bouteilles hors prix reflétant un statut social que nous n’avons, de toute façon, jamais eu. À la bonne franquette dirais-je, mais avec un sérieux reflétant sa passion.

Durant la douzaine d’années qu’il a vécue dans l’Ouest du pays avec Manon (Vancouver et Whistler), mes visites estivales annuelles donnaient lieu à de fort joyeuses agapes. Vous connaissez cette technique visant à faire tourner le vin dans le verre pour une meilleure aération afin que le liquide dégage totalement ses parfums ? J’arrive au but ultime de ma confidence …

Un soir à Whistler, peu avant minuit, nous sommes de retour à la maison. Fatigués par la journée, mais aussi éméchés par les vapeurs de l’alcool avec, en prime, une légère fringale. Je suis attablé avec Denys et Manon nous sert un grand verre de lait avec des cookies. Soudain, je n’en crois pas mes yeux : Denys saisit son verre de LAIT et commence à lui faire subir des cercles pour que le liquide blanc tourne dans le verre …

Saoul pas à peu près.

Aujourd’hui, le montréalais qu’il est redevenu refuse toujours de reconnaître cette vérité comique lorsque je la raconte … avec emphase gestuelle évidemment. Pourtant, j’étais là … et je n’avais pas la berlue !

jeudi 30 août 2007

250 fois

C’est effectivement la 250ième entrée que je place sur ce blogue depuis ma première incursion le 10 février dernier. Pas matière à giguer de joie devant mon clavier. Pas de quoi me flatter le menton par en dessous.

Mais la reconnaissance de se savoir lu (un ti-peu) et surtout, surtout, ces découvertes d’autres blogueurs et blogueuses avec vos styles variés et vos écrits étonnants, émouvants, drôles (vraiment), teintés de génie à l’occasion, enveloppés de sincérité, d’intimité ou encore ces ras-le-bol éjaculés avec des mots agencés de façon tellement signifiante. Mon pèlerinage quotidien.

Tous et toutes autant que vous êtes, je vous adresse un merci puisé dans mes tripes. Vous m’êtes désormais indispensables et mes cellules cérébrales encore fonctionnelles vous font la plus belle des étreintes. Vive la blogosphère québécoise !

Tom Waits : un cadeau !

C'est ma toune favorite de ce très grand artiste : Heart Attack and Vine. Une captation vidéo du début des années 80 était disponible sur Youtube. En noir et blanc avec des plans rapprochés de la gueule de l'artiste vociférant ce poème de fond de ruelle. Tout simplement sublime ! Paraîtrait même que cette prestation fut enregistrée à Montréal.
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Malheureusement, ce bijou était disparu de la vidéothèque du web pour mon plus grand malheur.
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Petit essai sans espoir ce matin. Hourrah ! Elle est revenue. Vous la trouverez ICI .
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Ne manquez pas le départ où ce grand bonhomme hurle : Liar ! Liar ! (Menteur ! Menteur !).
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Et même si vous n'êtes pas du genre très bilingue, offrez-vous ce cri déchirant d'un véritable bum qui a forcément connu les sentiers brumeux dont il nous parle.
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Et comme je vous aime bien, voici les paroles de la toune.
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Heartattack and Vine
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Liar liar with your pants on fire,
White spades hangin' on the telephoneWire,
Gamblers reevaluate along the dotted line,
You'll never recognizeYourself on heartattack and vine.
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Doctor lawyer beggar man thief,
Philly joe remarkable looks on in disbelief,
If you want a taste of madness,You'll have to wait in line,
You'll probably See someone you know on heartattack and vine.
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Boney's high on china white, shorty found a punk,
Don't you know there ain't No devil,
there's just god when he's drunk,
Well this stuff will probably killYou, let's do another line,
What you say you meet me down On heartattack and vine.
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See that little jersey girl in the see-through top,
With the peddle pushers sucking on a soda pop,
Well i bet she's still a virgin But it's only twenty-five 'til nine,
You can see a million of 'em On heartattack and vine.
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Better off in iowa against your scrambled eggs,
Than crawling down cahuenga on a broken pair of legs,
You'll find your ignorance is blissful every goddamn time,
Your're waitin' for the rtd on heartattack and vine.

Le Monde ... vu des USA

Bien aimé cette représentation américaine du monde que j'ai glanée sur le blogue de la Rédactrice Chauve. Comme ce Canada qui, finalement, n'est qu'un parc pour ramener des têtes d'orignaux. Cliquer l'image pour une meilleure lecture ...
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Ya une petite section en rouge intitulée "Don't go here" que je ne saisis pas. Quelqu'un pourrait m'éclairer (sans me traiter de moron, bien sûr ...) ?

mercredi 29 août 2007

Anonyme dans la foule

Moi, en public, je déconne. Ou plutôt, je déconnais. Par public, j’entends la foule, la masse de monde. Là où personne te connaît, sauf ceux et celles qui sont avec toi. Alors, si tu t’organises pour pas viser et offusquer directement une personne anonyme dans l’entourage, tu fais pas mal à personne. Oubedon tu fais rigoler les alentours (et tes chums), oubedon t’en fais frémir quelques uns qui se demandent c’est qui le conard qui s’énerve.

Je déconnais, ai-je précisé. Parce que je me suis assagi avec les années. J’ai toujours été un bonhomme relativement timide quand JE suis devant les autres. Mais dans une foule, je n’étais plus JE. J’étais anonyme et ça me stimulait.

Genre 1989 approximativement, dans le métro avec ma fille Claude (10 ans), je me mettais soudainement à chanter (hurler) les premiers mots (On m’avait dit que tu …) d’une toune de Patrick Bruel, avec gestes théâtraux à l’appui, pour faire flipper ma belle enfant. Elle s’éloignait rapidement de moi pour ne pas être associée à l’hurluberlu, mais, après m’avoir réprimandé, je percevais nettement son sourire (ou fou rire) un peu complice.

Mes potes d’alors redoutaient toujours nos visites au Forum pour les Canadiens, ou au Stade pour les Expos. Quelle connerie allais-je leur faire subir ? Ma voix de stentor m’appuyait toujours pour débiter mes âneries et rendre mes accompagnateurs inconfortables. Pourtant, dans les jours qui suivaient, ils se faisaient un plaisir de raconter mes élucubrations à qui voulait l’entendre : « Tu croiras pas la connerie de Mickey avec Youppi au stade olympique … ».

Tout ça pour vous narrer mon petit chef-d’œuvre. Au siècle dernier (mettons en 1998), une nouvelle blonde m’accompagne au marché Jean-Talon. Multiples achats de légumes et fruits divers dans l’enceinte hivernale. On s’apprête à sortir, mais voilà que la belle réalise qu’il nous manque des tomates. Je prends tous les sacs et je l’attendrai près de la sortie.

Ya beaucoup de monde (c’est le samedi en fin d’aprem). J’aperçois au loin mademoiselle qui arrive enfin à la caisse pour payer ses tomates. Je tourne la palette de ma casquette sur le côté de ma tête (ce qui me donne un petit air Hillbillies) et je commence à hurler, «Môôômaaaan ! Môômaaaan !» avec les sacs pendant au bout de mes bras.

Les gens du voisinage immédiat ne savent pas trop sur quel pied danser : un grand zarza retardé qui panique ! Mais le grand zarza est plutôt costaud et, sait-on jamais, s’il pogne vraiment les nerfs, il pourrait peut-être devenir violent … Moi , je continues à hurler : «Môôômaaaan ! Môôômaaaan !».

En revenant vers la sortie, Christiane entend les cris désespérés, sans en voir la provenance. Elle s’interroge : c’est qui le malade ?

En arrivant près de la sortie, elle aperçoit enfin l’image du grand débile hurlant. Les yeux lui grimpent au ciel. Découragée, elle me rejoint en faisant des signes aux témoins de ne pas s’en faire. «Enweye à maison kriss de conard !».

Je me souviens très bien avoir ressenti le soulagement dans le regard des gens …

mardi 28 août 2007

Hey, le pavot ! Ça va faire !

Encore ce matin, les médias nous abreuvent avec cette information : la culture du pavot (base indispensable de l’héro) continue de croître en Afghanistan, producteur de plus de 95% de cette plante sur le globe.

On parle ici de quelques 197,000 hectares en culture (méchant jardin !) principalement localisé dans le sud du pays … justement là où nos soldats canadiens et québécois sont en faction.

C’est quoi l’affaire ?

On ne parle pas de culture intérieure dans les grottes des montagnes ! C‘est dans les champs viaaarge ! Comment se peut-il que ces cultures ne soient pas TOTALEMENT éradiquées par les nombreuses troupes de soldats qui s’y trouvent ? Me semble que ça doit pas être difficile à « spotter » un champ de pavot ! Ça n'est pas camouflé par des épis de blé d'Inde ...

D’autant plus que la vente de cette merde est la principale source de revenus des talibans pour l’achat des armes. Pas un seul journaliste n’a fait état de cette incongruité. Est-ce moi qui dort au gaz ?

lundi 27 août 2007

Des images merveilleuses ...

Le site s’intitule tout simplement « Les Merveilles de l’Abitibi-Témiscamingue ». Vous y découvrirez plus de 200 magnifiques photographies prises aux quatre coins de ce vaste territoire du Québec. Pas moins de 71 photographes y ont contribué à ce jour et la variété est au rendez-vous.

Qui plus est, vous n’aurez point à cliquer des dizaines de fois pour visionner le tout : le simple déroulement avec votre souris vous permettra un survol complet, les images étant toutes alignées sur la même page.

Des couchers (ou levers) de soleil sur les milliers de lacs de la région, un orignal albinos (mais oui !), une « mère-champignon », des racines épeurantes, un feu d’artifice dans la nuit hivernale, des grottes, des ponts couverts, des amas de neige et de glace sur les branches d’arbres, et bien d’autres belles choses.

Avec, en bonus, de courts commentaires délicieux au bas des images : une contribution du frérot de Zoreille, l’ambassadrice blogueuse de la Bitte À Tibi.

Allez vous rincer l’œil ! Peut-être serez-vous le cent millième visiteur qu'attendent bientôt les créateurs de ce site vraiment sympathique.

dimanche 26 août 2007

Gilles Vigneault et moi

En reprise ce soir à la télé, le passage du patriarche à "Tout le monde en parle". Le flash me revient et faut que je vous raconte ces quelques minutes où mon visage atteignait le summum de la couleur écarlate dans toute ma ... de vie. Tout est vrai dans cette anecdote, je vous le jure.
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L’incident remonte à la fin des années 70, alors que la photographie noir et blanc me passionnait intensément. Je shootais tout ce qui bougeait avec mon Pentax, je développais mes films en alimentant ma banque de planches-contacts et je tirais de multiples épreuves 8 X 10 dans le labo que mon chum Dag avait aménagé dans une petite pièce de mon logement. Des centaines d’heures à observer avec émerveillement les sels d’argent noircir le papier dans le bac du révélateur.
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Un soir d’été, deux billets m’autorisent à prendre place en plein centre de la deuxième rangée du parterre du TNM pour une prestation de Gilles Vigneault. Le premier référendum sur le point d’être déclenché, le chantre de Natashquan a la cote et son étoile brille tout près du zénith.
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J’ai forcément mon Pentax, armé d'un zoom 85-210 que Dag m’a prêté pour l’occasion. Discrétion oblige, je n’utiliserai pas mon flash. Les spots de la scène et un film hyper-sensible suffiront pour capter l’essentiel de la lumière.
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Le show débute et j’exulte. Seul avec son pianiste, Vigneault chante, parle et raconte comme lui seul sait le faire. Mais moi, je le vois comme nul autre dans la salle. Focale maximum, j’en profite pour cadrer sa figure. Il est tellement près de moi que j’en distingue presque ses plombages. Alors je clique et je clique. Le fond de scène totalement noir me permet de contraster les milliers de gouttelettes de salive qu’il postillonne à la ronde. Je flotte . . .
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Après la sixième ou septième chanson, la tuile est arrivée ! Les deux mains bien appuyées sur les hanches, Vigneault commence à promener son regard dans la salle et improvise ce monologue que je vous rapporte au meilleur de ma mémoire :
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« Il y en a parmi vous ce soir qui ont apporté leur kodak pour ramener des beaux souvenirs à la maison (oups ! je remets mon Pentax sur les genoux). On ne les voit pas parce qu’ils n’ont pas de flash, mais on les entend par exemple. À chaque petit coup d’index sur le piton, ça fait SCHHHLLLAAAKKK ! (je glisse très très discrètement mon Pentax en dessous de mon siège). Pour vous présenter mon spectacle ce soir, il me faut synchroniser environ 5 000 mots avec 25 000 notes de musique. Je n’avais pas prévu les SCHHHLLLAAAKKKS de mes amis photographes ».
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À ce moment précis, j’aurais aimé pouvoir me liquéfier et devenir une simple flaque sur le plancher. Je sais que je suis le seul qui fait des SCHHHLLLAAAKKKS. La salle se bidonne et les voisins immédiats (que mes clics ont sûrement dérangés) applaudissent en m'observant rougir. Même ma Denise est crampée. Et pendant tout ce temps, jamais Vigneault ne m’a pointé du doigt, ni même regardé. Le supplice se poursuit :
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« Ne m’envoyez pas de photos à la maison, j’en ai en masse ! Il me reste une chanson pour compléter la première partie du spectacle. Ça tombe bien, c’est la Danse à St-Dilon. Est ben bruyante celle-là ! Profitez-en pour faire une couple d’autres SCHHHLLLAAAKKKS. Pour la deuxième partie, ben faites-moi plaisir, pis serrez vos kodaks ! ».
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Ai-je besoin de vous avouer qu’aucun cliché additionnel ne fut capté par mon Pentax ce soir-là ? Ces deux courtes minutes (une éternité pour LE photographe) livrées avec une telle finesse d’esprit m’ont fait réaliser à quel point cet homme transcende son personnage.

Coquilles ou berlue ?

Les coquilles ? Celle-là courrait sur les ondes web il y a deux ans. Puisqu’elle me les a sciées, je vous la refile, question de surprendre, étonner ou méduser ceux et celles d’entre vous qui ne l’ont pas reçue en courriel.
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Prenez bien le temps de lire le prochain paragraphe, malgré les coquilles.
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Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dans un mtos n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe lterte elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
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Étonnant, non ? J’ai pu lire ce paragraphe rapidement sans difficultés malgré tout. Et vous ?

samedi 25 août 2007

Vignoble urbain ?

En cliquant la photo, vous verrez mieux ces grappes qui ornent la galerie de ma voisine. M'invitera-t-elle pour une petit verre de sirrah nouveau à la fin septembre ? À suivre...

Quand Elsie s'allonge ...

Isn't she pretty ?

La barre sur le 7

Encore aujourd'hui, de nombreuses personnes, en écrivant le chiffre sept, utilisent une barre supplémentaire horizontale au milieu du chiffre. La plupart des typographies l'ont fait disparaître , comme vous pouvez le constater ici : 7
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Mais savez-vous d’où provient cette barre et pourquoi elle a survécu jusqu'à nos jours ?

Il faut remonter bien loin, jusqu"aux temps bibliques. Lorsque Moïse eut gravi le mont Sinaï, et que les 10 commandements lui furent dictés, il redescendit vers son peuple et leur fit lecture, à haute et forte voix, de chaque commandement.

Arrivé au Septième, il proclama :" Tu ne désireras pas la femme de ton prochain "

Et là, une multitude de voix masculines s'élevèrent parmi le peuple, lui criant: " Barres le Sept ! Barres le Sept ! "

Cette dernière m'est arrivée en provenance d'un lap top de la Pointe-aux-Trembles. Merci Denis . . .

jeudi 23 août 2007

L'arracheur de dent

Partez le chronomètre. J’entre dans le cabinet et je prends place sur la chaise. Le dentiste me pique une fois … attente … il me repique. Puis il commence à « slaquer » ma grosse molaire d’en arrière. Il en arrache un morceau. Puis il prend une « drill » qui m’ouvre la gencive, reprend la pince et m’arrache le reste de la kliss de molaire. Petit ciseau, fil à coudre : il me fait des points de suture et me place une gaze sur la plaie. Je me lève et sors du cabinet.
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Temps total : 13 minutes! Coût de l’opération sans douleur : $130
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Et j’ajouterai que ce monsieur est un véritable pro, dans tous les sens du mot.

mercredi 22 août 2007

Pfffftt !

Il est disparu de la planète médiatique depuis cet ACV qui le foudroyait il y a quelques années. L’an dernier, on a lancé une première partie de sa biographie couvrant la naissance jusqu’à l’époque de la Piaf.
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Avez-vous vu cette entrevue que Claude Léveillée accordait à Paul Arcand malgré l’incapacité majeure et l’outrage que l’existence lui fait subir ? Je me souviens très bien de ce moment de grâce.
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Je croyais halluciner auditivement lorsque cet homme a parlé de l’instant précis où l’attaque est survenue. Croyez-le ou non, il a éclaté de rire en dévoilant une anecdote complètement flyée du drame qu’il a vécu en pleine représentation de son spectacle.
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Ne sentant plus sa main gauche réagir et son corps défaillir, il s’est laissé glissé doucement le long de son piano, en proie à des interrogations assez troublantes, merci ! Qu’est-ce qui m’arrive ?
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Il a saisi une patte du piano de sa main droite et, une fois étendu sur le plancher de la scène, il se rappelle les mines «patibulaires» des spectateurs surpris ou horrifiés par ce qu’ils voyaient.
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Et là ! Vous savez, ces petits minous de poussières accumulées ? Il y en avait un qui se dandinait devant sa figure et l’agaçait royalement. Avec le peu de souffle qu’il lui restait, il a tenté de le repousser (pffftt pffftt) à plusieurs reprises, sans succès, jusqu’à ce que l’ennemi en question lui rentre dans la narine, pour son plus grand malheur.
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Le tout raconté avec un large sourire. J’étais soufflé, si vous me permettez ce jeu de mots facile.

mardi 21 août 2007

Gore le kriss de malade !

Celle-ci m'arrive de la banlieue de Toronto la pure. Ma copine Rosie s'est bien payé la tête de quelques québécois avec cette enquête supposée sérieuse. Allons y voir...
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Le Conseil Canadien pour la sécurité dans les transports divulguait récemment qu'il avait secrètement financé pendant cinq ans un projet concernant les trois grands constructeurs américains (Ford, GM et Chrysler).
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Ce projet portait sur l'installation d'une boîte noire dans les voitures afin de déterminer les causes et circonstances des accidents fatals. Les analystes de Statistiques Canada ont été surpris d'apprendre que dans la plupart des provinces anglaises, dans plus de 60 % des cas, les derniers mots des automobilistes étaient : "Oh, Shit !"
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Ils ont été encore plus surpris de voir qu'à Terre-Neuve, dans plus de 70% des cas, les derniers mots étaient : "Euh... where are the brakes ?..."
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Au Québec, dans plus de 60 % des cas, les derniers mots sont : "Kriss de tabarnac !"
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Au Saguenay / Lac St-Jean, dans plus de 80 % des cas, les derniers mots sont: "Gore le Kriss de malade !"
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Mais c'est l'Abitibi qui a le plus étonné les statisticiens; en effet dans plus de 90 % des cas, les derniers mots sont : "Tiens ma bière, pis r'garde ben ça !"
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Bonne route!