Ce matin, à la Une de La Presse, le journaliste Marc Cassivi tombe a bras raccourci sur Pierre Falardeau (qu'il rebaptise Elvis Falardeau) parce que ce dernier a traité l'environnementaliste David Suzuki de "petit japanouille à barbiche". La raison ? Suzuki s'est dit "déçu" par les québécois qui appuient le Parti Conservateur. Bon ...
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Le hasard dans tout ça ? Hier le blogueur a reçu le mandat du groupe Odace Événement de contacter Pierre Falardeau pour réaliser une entrevue touchant le Plateau et destinée au site web du groupe.
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Si vous avez des suggestions de questions, n'hésitez pas à me les transmettre. Je prévois rencontrer le personnage la semaine prochaine.
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En attendant, je vous copie-colle ce texte que j'ai commis sur Pierre Falardeau en janvier 2001 pour le webzine Planète-Québec ...
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Falardeau : un gueulard tendre ?
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Vous le verrez beaucoup dans les médias au cours des prochaines semaines because la sortie de son nouveau film sur Chevalier de Lorimier et l’époque des Patriotes. La tournée promotionnelle débutait d’ailleurs chez la superbe Christiane Charrette mercredi dernier.
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L’homme derrière Elvis Gratton, mais aussi et surtout derrière Octobre, le Party et l’underground Temps des Bouffons ne laisse personne indifférent. Ses sorties à l’emporte-pièce et ses expressions dépourvues de l’emballage de la rectitude politique scandalisent les uns et font sourire les autres.
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En réaction à un texte de Brecht (je crois) que lui avait lu Françoise Faucher, il avait improvisé cette suave appréciation : " Ça c’est du théâtre ! C’est pas comme les jeunes flyés qui te récitent un texte en serbo-croate, pendus par les pieds avec une carotte dans l’cul ! ". Ouf ! Mais c’est aussi le même bonhomme qui, en préambule à son film Le Party, vous lance cette brève et subtile réflexion : " La liberté n’est pas une marque de yogourt ".
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Le milieu qui se dit branché (parfaitement incarné par le pédantissime Martineau, directeur de l’hebdo Voir) a commencé à prendre ses distances avec le récalcitrant Falardeau et n’a pas manqué de lui taper dessus à la sortie du navrant Elvis Gratton 2, trouvant même redondantes et désormais "out " ses récriminations sur le financement esclavagiste des instances fédérales et bla-bla-bla.
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En regardant Falardeau en entrevue, observez bien son sourire : comme une gêne et une pudeur qui s’installent dans sa figure débraillée. Le compliment le désarçonne et il s’empresse de le minimiser.
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Mais où donc est passé le baveux quand la lentille focalise sur sa personne plutôt que sur le personnage ? Le tigre devient presque minet et l’encens dévie vers son entourage. Derrière le bouclier verbal et littéraire, je devine une poule couveuse choyant ses amitiés intimes.
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Personnellement, je ne saurais me priver d’aller visionner la récente œuvre de ce grand artiste de la caméra et me délecter de la vision cinématographique de ce Québécois enragé, incapable d’oublier les blessures et les insultes subies par son peuple depuis 200 ans.