Je regardais ces 15,000 personnes réunies au parc Maisonneuve pour la traditionnelle grande marche appuyant la recherche sur le cancer du sein avec Mitsou comme porte-parole (eh monsieur !).
Et j’ai pensé aussi à Suzanne, mon autre sœur qui, justement, se faisait opérer il y a deux semaines pour justement enlever une tache merdique sur son sein gauche. Je dis mon autre sœur parce que dans la vie, après Line et Louise, j’ai eu deux autres sœurs : Suzanne et Chantal. Deux filles, deux amies, que j’aime tellement et avec qui j’ai tellement échangé, que je m’autorise à les appeler mes sœurs.
Suzanne donc, qui a passé l’essentiel de sa vie de travailleuse à recevoir les malades au comptoir des urgences à St-Michel, St-Luc et Hotel-Dieu et qui, à son tour, a dû passer sous le bistouri. Pas une mastectomie mais, c’est quand même pas drôle. Avec cette infirmière qui vient la visiter tous les jours à domicile pour refaire son pansement. Et la crainte que j’imagine dans tout ça.
La crainte, ai-je écrit ? Pas chez Suzanne. Du moins ne le montre-t-elle pas. Ni avant, ni après l’opération. Same old stuff semble-t-elle nous dire. Avec la portion de vie pas facile qu’elle connaît depuis deux ans, je la trouve quasi surhumaine d’absorber cet affront de la santé avec une telle désinvolture. Et je l’admire.
Demain après-midi, ça faisait longtemps, mais nous aurons une longue session de placotage pour se retremper dans ce bon vieux temps ou nous exagérions hebdomadairement les agapes pour hypothéquer notre santé. Moins de bière demain, bien sûr. Mais toujours cette amitié indéfectible.
Et j’ai pensé aussi à Suzanne, mon autre sœur qui, justement, se faisait opérer il y a deux semaines pour justement enlever une tache merdique sur son sein gauche. Je dis mon autre sœur parce que dans la vie, après Line et Louise, j’ai eu deux autres sœurs : Suzanne et Chantal. Deux filles, deux amies, que j’aime tellement et avec qui j’ai tellement échangé, que je m’autorise à les appeler mes sœurs.
Suzanne donc, qui a passé l’essentiel de sa vie de travailleuse à recevoir les malades au comptoir des urgences à St-Michel, St-Luc et Hotel-Dieu et qui, à son tour, a dû passer sous le bistouri. Pas une mastectomie mais, c’est quand même pas drôle. Avec cette infirmière qui vient la visiter tous les jours à domicile pour refaire son pansement. Et la crainte que j’imagine dans tout ça.
La crainte, ai-je écrit ? Pas chez Suzanne. Du moins ne le montre-t-elle pas. Ni avant, ni après l’opération. Same old stuff semble-t-elle nous dire. Avec la portion de vie pas facile qu’elle connaît depuis deux ans, je la trouve quasi surhumaine d’absorber cet affront de la santé avec une telle désinvolture. Et je l’admire.
Demain après-midi, ça faisait longtemps, mais nous aurons une longue session de placotage pour se retremper dans ce bon vieux temps ou nous exagérions hebdomadairement les agapes pour hypothéquer notre santé. Moins de bière demain, bien sûr. Mais toujours cette amitié indéfectible.

