vendredi 14 décembre 2007

Le Père Noël dans les Iles

Celle-là me fut racontée par la directrice de l’aéroport des Iles-de-la-Madeleine lors d’un périple dans l’Atlantique. Par hasard, j’étais assis à côté d’elle dans l’avion. Il s’agit simplement de la fête organisée lors de la Noël 2003 pour les familles des employés fédéraux du port et de l’aéroport.
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Les Iles-de-la-Madeleine sont toutes reliées entre elles SAUF l’Ile d’Entrée où résident une centaine de personnes principalement de langue anglaise. À 20 minutes à peine en bateau, ces gens viennent s’approvisionner à Cap-aux-Meules de façon régulière. Il y a même un petit Cessna qui fait occasionnellement le voyage jusqu’à l’aéroport. L'appareil en question est rouge vif, avec des ailes bleues.
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Pour la Noël 2003, les familles des employés célèbrent dans l’édifice de l’aéroport en attendant l’arrivée du vieillard avec ses cadeaux. Mais d’où et comment arrivera-t-il ? Vous me voyez venir ?
Les enfants ont pu s’avancer, sous surveillance, sur le tarmac pour apercevoir l’avion coloré arriver du ciel, atterrir sur la piste et se diriger vers eux avec, au volant, eh oui, le bonhomme vêtu de rouge qui leur lance des bye bye à tour de bras !

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Pouvez-vous imaginer deux secondes la lumière et la joie dans les regards de ces enfants. Je n’y étais pas, certes, mais je l'imagine clairement. Débarquer le gros sac rouge, distribution des cadeaux et tout le bataclan avant de reprendre les commandes et retourner en avion sur l’Ile d’Entrée (Pardon ! au Pôle Nord !).

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Le lendemain, les enfants de la directrice lui ont fait remarquer que le Père Noël venait de repasser dans le ciel. «Il n’a pas que vous deux à contenter», leur a-t-elle répondu.

mercredi 12 décembre 2007

La célébrité !

Je ne pensais pas atteindre cette page couverture
aussi tôt dans ma carrière de blogueur.

Celle-là non plus d'ailleurs.
Mercy Lynne

Contes Urbains : cuvée 2007

À chaque prestation des Contes Urbains (j’en ai vue plus d’une dizaine), un des comédiens-conteurs ressort toujours du lot et vaut, presqu’à lui seul, le prix d’entrée. Et la cuvée 2007 n’a pas fait exception à la règle.

Mais cette année : surprise ! Alors que nous attendions tous Louison Danis (Ti-Lard Bougon) avec son texte de Michel Tremblay, c’est plutôt la jeune Émilie Gilbert qui nous les a sciées avec ce texte hilarant de Justin Larramée.

Incarnant Mélanie, une superbe poupoune sortant de son party de bureau avec une superbe robe-cocktail rouge écarlate et les talons-hauts assortis, elle nous a raconté sa quête de l’homme idéal, vous savez … « celui qui est sale en dehors, mais tellement beau en-dedans ». Cul-de-sac, que ça s’intitulait avec tous les sens que vous pouvez y mettre. Son aventure démarrant en plein décembre sur le siège-banane du vélo de son prince charmant jusqu’au condo tout au fond du nouveau développement à Rivière-des-Prairies. Sans exagérer, une cinquantaine d’éclats de rire dans les 20 minutes de cette prestation. Et ma copine Manon venue de Joliette ne s’est pas privée pour me labourer les côtes. Une Émilie Gilbert en pleine possession de tous les trucs du bon conteur, mimant même le ramassage de ses surplus gastriques et fécaux après le débordement de la toilette hyper moderne du condo. À brailler de rire.

Reprenant un peu le style des Belles-Sœurs, Michel Tremblay n’a pas su concocter une histoire assez frappante pour appuyer le jeu impeccable de Louison Danis, qu’il connaît pourtant fort bien. Intitulé platement "Un conte de Noël urbain", c'était une histoire somme toute banale de vieille tante frustrée par l’ange de carton remplaçant l’étoile au sommet du sapin des fêtes. Madame Danis méritait mieux

Une nouveauté cette année : collaboration avec le Théâtre Centaur de nos amis anglophones. Deux textes (Catherine Kidd et Ian Ferrier) traduits et livrés en français par Sonia Vigneault (débit verbal incroyable) et Frédéric Blanchette. Il semblerait que nos anglos n’entendent pas tellement à rire pendant les fêtes. Des textes lourds, parfois superbes, mais beaucoup trop dramatiques pour la formule des Contes Urbains. Pas assez trash, devrais-je dire. Du sérieux et de l’amour certes, mais peu adaptés à cette soirée habituellement drôles même dans les drames. Rire jaune, c’est tripant aussi mais ce ne fut pas le cas pour ces deux prestations.

Mentions honorables à Joel Marin et sa bouille impayable (c’est un habitué) pour le conte Krakeudfifs où, justement, le rire jaune était de mise pour cette séance de bashing d’un gai sur le Mont-Royal. Sébastien Rajotte (Le maniaque au sifflet) et Stéphane Jacques (Gravy Métal) se sont également bien insérés dans la suite des contes. Nous en sommes ressortis le sourire aux lèvres. C’est ce qui compte, non ?

mardi 11 décembre 2007

Fromages des Fêtes pour Cheese Freaks

Comment ça, fromages des Fêtes ? Tout simplement parce qu’ils ne sont disponibles qu’au mois de décembre et qu’ils deviennent majestueux sur les tables de vos célébrations de fin d’année. Je vous présente donc ces deux trésors.
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Le premier est un anglais (mais oui !) transformé ici même. Chaque année, la Fromagerie Hamel sélectionne quelques centaines de meules de Stilton, un bleu d’outre-mer, et y injecte du Porto qui macère quelques semaines dans les veines du frofro. Un pur délice ou l’amertume du bleu se mélange subtilement au sucré du Porto. En digestion avec... un Porto évidemment.
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Le deuxième a pour nom le Vacherin Mont-d’Or, fabriqué de façon artisanale dans la région du Jura français. Appelé aussi «fromage de crème» en raison de sa consistance très crémeuse, la petite meule est présentée dans un étui boisé d’épicéa. Le mode d’emploi suivant vous fera craquer : dans le centre de la meule percer un trou (diamètre d’un trente sous) et y verser du vin blanc sec. Après avoir humecter le bois du contenant, chauffer à feu doux (10 à 15 minutes à 200F). Vous recueillerez le précieux liquide à la petite cuillère pour le déposer sur votre morceau de miche ou vous l’envoyer directement derrière la cravate. Avec un vin blanc sec du Jura ou de Savoie, c’est l’apothéose.
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À Montréal, la Fromagerie Hamel (succursales sur Jean-Talon et sur Mont-Royal), vous offre ces splendides «vacheries». Peut-être ailleurs aussi. En région, je ne sais pas, mais si vous passez sur l’île, n'hésitez pas, Vous saurez me remercier du tuyau...
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Cette chronique n’est pas une pub. Tout simplement de la pure gourmandise … permise pour terminer l’année dans les nuages.

lundi 10 décembre 2007

Grrrrrrr !

Samedi en après-midi, deux costauds sont venus livrer mon nouveau poêle dans la cuisine et, sans frais supplémentaire, ils ont ramassé mon vieux Bélanger pour m'en débarasser. Job de pro.

Dimanche, je reçois un téléphone de mon fils me demandant ce qui est advenu de mon vieux Bélanger. Je l'en informe et il me rétorque que ce morceau-là, que sa grand-mère avait naguère, s'avère une antiquité qui a plus de 50 ans et que j'aurais pu en tirer près de $1000.

Je suis encore sur le kriss de téléphone pour que le répartiteur du transporteur puisse localiser le kriss de Bélanger.

Grrrrrrr !
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10 hr 16 : Eureka ! Le morceau est toujours dans la cour du transporteur. Il attend que nous allions le récupérer. Je vous en redonne des nouvelles ... même si vous vous en contresaintciboirisez, ce que je comprendrais fort bien d'ailleurs ...

dimanche 9 décembre 2007

Dicto Père No : C, D, E

chaussure : le Père Noël adore ses vieilles chaussures jaunes
mais les lutins trouvent que ça ne fait pas très Père Noël.
Et voilà pourquoi il ne les met pas.
deviner : quand un lutin tire la langue,
on ne la voit pas à cause de son nez,
mais on la devine

étonné : il est rare que le Père Noël soit étonné;
il a vu tant de choses.
Mais il n'a jamais vu de papillon en Père Noël


samedi 8 décembre 2007

Pied-de-nez

Les bancs de neige des deux côtés la rue Bordeaux vous saluent énergiquement, bien fiers de résister six gros jours après la tempête du début du mois. " Vive les souffleuses en cavale" semblent-ils dire aux automobilistes garés en diagonale.

jeudi 6 décembre 2007

COCALINE


Tiens. Pas capable de me retenir. Je vous raconte le plusss bô des Contes Urbains que j’ai vu dans ces douze années (donc plus d’une soixantaine).

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Librement inspiré de la magnifique prestation de madame France Arbour (texte de Yvan Bienvenue) aux Contes Urbains (Éditions 1995 et 2002). Je laisse la parole à Emma, une résidente de la Villa du Bel Age :

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« Ça faisait des semaines et des semaines que j’essayais de rejoindre monsieur Tino au téléphone. Ah ! Monsieur Tino . . . Vous ne connaissez pas monsieur Tino ? C’est une légende dans les résidences pour personnes âgées, surtout auprès de la gent féminine. Parce que, voyez-vous, monsieur Tino est spécialisé dans l’amour auprès des femmes de l’âge d’or. Oui, oui, le sexe ! C’est pas juste pour les tites-jeunes de 20 ou 30 ou 40 ans.

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Nous autres aussi on y pense, mais surtout en puisant dans nos souvenirs. Ça fait que, le jour où Gilberte ma voisine m’a donné le fameux numéro de téléphone de monsieur Tino, j’ai appelé. Tous les jours, pendant deux semaines : pas de réponse. Y était jamais chez lui. Probablement parce qu’il est trop en demande.

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Toujours est-il que la semaine passée, ya répondu. J’vous l’dis, mon cœur a presquement cessé de battre quand j’ai entendu sa voix. Une voix comme dans mes rêves les plus fous, douce et masculine en même temps. On a pas parlé trop longtemps (c’est un homme ben occupé) pi on a pris rendez-vous drette icitte dans ma chambre pour le lendemain soir, c’est-à-dire avant hier.

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Le grand jour est arrivé. L’après-midi, la coiffeuse est venue à la résidence sur la rue Panet pour me refaire une belle tête. J’ai pris un bon bain chaud, j’me suis parfumée. J’en ai même mis entre mes deux jambes parce que nous autres, les vieilles, ça nous arrive de sûrir un peu dans ces places-là. Pi j’ai mis ma plus belle robe.

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À 9 heures du soir pile, ça cogné trois coups à ma porte arrière. Comme ça, les gardiennes de la résidence ne pourraient pas nous pogner. J’ai ouvert et il est rentré. Mon Dieu qu’il était beau ! Il m’a tout de suite fait le baise-main le plus galant de ma vie. J’en ai encore des frissons . . .

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Après avoir enlevé son paletot, il s’est installé sur le coin du bureau avec une cuillère, un petit sac de poudre pi une seringue. Là j’ai eu un peu peur mais il m’a rassuré en me disant que ça serait pas trop trop long. Il m’en a même offert. C’est de la cocaline qu’il m’a dit. J’ai refusé parce que moi, ce que je voulais, c’était du sexe, pas de la drogue.

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Pendant qu’il faisait ses affaires, il m’a dit d’aller m’installer sur le lit. « À soir, ma belle Emma, on va faire l’amour oral ». J’ai commencé à avoir des sueurs sur le bord du front.

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Après avoir fini de prendre sa cocaline, il s’est approché du lit. Là, il m’a délicatement écarté les jambes, puis il a relevé ma robe. Il m’a enlevé mes petites culottes, s’est avancé la tête entre mes deux cuisses et … il est tombé raide comme une poche. Un infractus comme ils disent.

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J’avais l’air fine moi-là avec monsieur Tino raide mort entre mes deux jambes. Mais chu pas folle, alors j’en ai quand même profité en me balançant un peu les hanches pour me frotter vous-savez-quoi sur son nez. Pas trop longtemps parce que j’me suis mis a penser aux conséquences.

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A fallu que j’explique tout ça aux préposées, aux infirmières, au directeur de la résidence, pi finalement à la police. J’me suis sentie très très humiliée.

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Y m’ont sacré dehors ce matin, trois jours avant Noel. C’est vraiment pas drôle pour une femme de 71 ans. Mesdames et messieurs qui lisez ces lignes, vous pourriez pas me dépanner une petite semaine pendant les Fêtes. J’me ferais toute petite dans votre maison. Je coucherais dans le salon pi j’ai pas un gros appétit. S’il-vous-plaît. Vous n’avez qu’à laisser vos coordonnées au blogueur. Il saura bien me rejoindre…

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Merci d’avance . . .

De circonstance ...

La tempête, c'était lundi, n'est-ce pas ? On arrive à jeudi midi et mon arrondissement Rosemont-Petite-Patrie (responsable du déneigement) n'a même pas encore passé la chenillette sur les trottoirs de la rue de Bordeaux. On y circule, certes, mais le déblaiement des trottoirs s'est effectué avec ... les bottes des passants-piétons. Et les responsables de la ville sourient devant les caméras, particulièrement ce Marcel Tremblay, frère du maire, et directeur du service. Belle famille d'incompétents !

MA sortie de l'année : Contes Urbains

Ce soir, avec des amis, je m'en vais assister aux Contes Urbains dans la sympathique salle de la Licorne. C'est la douzième année (je crois) que cette folle soirée y est présentée. N'ayant manqué que la première livrée au milieu des années 90, vous comprendrez mon excitation.
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Deux règles observées par les créateurs des contes : primo, ça se passe durant les Fêtes et secundo, ça se passe en ville. Pour vous donner une idée générale de la chose, je dirais qu’il s’agit de contes de Noël pour spectateurs qui n’aiment pas nécessairement Noël.
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Sur les planches de cette petite salle (150 personnes), le conteur est seul et sans les artifices du décor. À peine une chaise pour l’accompagner. Vous êtes dans le noir pendant qu’il ou elle débite son histoire sous les réflecteurs. Tout près de vous, comme dans votre salon. Une atmosphère très intimiste.
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Et quelles histoires !!! Sylvie Drapeau (Joyeux Noël Julie 94) qui vous raconte comment elle et ses chums de filles ont attiré un violeur en série au fond d’un garage pour lui faire sa fête. Robin Auber (Amaryllis 95) qui vous explique la terrible vengeance exercée par son pote récemment sorti de prison. La sublime France Arbour (Cocaline 95) qui vous décrit son rendez-vous avec monsieur Tony, spécialisé dans les services sexuels pour dames du troisième âge. Manon Brunelle (Couteau 97) incarnant une pute délurée confrontée à un Père Noël libidineux. André Brassard (L’ange et le lutin 97) qui vous narre une rencontre spéciale (!!!) dans une vieille Volkswagen pendant une terrible tempête de neige. Fabien Cloutier (Ousqui'é Chabot 2005) qui nous rappelle la virée cauchemardesque de deux ploucs de Scotstown (!!!) dans le village gai. Ou bien Antoine Bertrand (La grande guignolée des médias 2006) qui fait crouler la salle de rires malgré les déboires de Martine récemment congédiée par un boss profiteur.
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Pas de mièvreries, ni de banalités dans les Contes Urbains. C’est dru, raide et sans détour. Oubliez le politically correct !
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Je sais que Louison Danis (aucun lien de parenté) sera l'une des six à performer ce soir. Ça promet. Et oui, bien sûr, je vous en donne des nouvelles.

mercredi 5 décembre 2007

Vous écrivez au Père Noël ?

Autres temps, autres moeurs ...

mardi 4 décembre 2007

Vélo en Vacances




Encore la plume du Taximan

Faut que vous alliez voir ce dernier billet de Pierre-Léon intitulé Le Dominator. Juste avant le match de hockey contre les puissants Red Wings ce soir au Centre Bell, ça vous donnera une idée de la tâche immense qui attend vos Glorieux. Et cette dernière phrase toute subtile pour Carey Price ...

Panorama avant l'aurore

Vers la droite...
Vers la gauche ...


lundi 3 décembre 2007

Montréal blanc : la rançon des moineaux !

Les champions internationaux du placotage sur la température sont bien servis : frette et blanc comme le chantait naguère notre brasseur national. Un 30 cm ce lundi : voilà une bien belle intro pour cet hiver qui, notons-le en passant, ne commence officiellement que le 21 décembre …
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Les autobus qui se déguisent en courant d’air, les amis du col(onel) bleu Jean Lapierre qui sortent doucement de leur torpeur, les milliers de pelles qui s’activent en cherchant les candidats à l’infarctus, les Goodyear-Pirelli-Firestone qui s’esquintent à plein régime pour trouver le centimètre de bitume qui les projettera par en avant, l’indice de courtoisie des chauffeurs de chars qui plonge allègrement avec de nombreux majeurs pointant vers les cieux… et la neige qui poursuit son ballet.
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Mais les Montréalais en ont vu d’autres. À ces inconvénients, à ces irritants de la vie courante, ils n’opposent pas de véritable colère. Tout au plus laissent-ils percevoir un léger tapement de pied exprimant un début d’impatience. Bien appuyés sur leur manche de pelle, ils observent stoïquement tout ce brouhaha causé par la circulation.
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J’ai même détecté la naissance d’un véritable sourire dans ces visages rougis par l’effort et le gel. Mais pourquoi ce sourire, me suis-je demandé. Pourquoi les Montréalais affichent-ils ce petit air baveux sur les bords ? J’ai posé la question à la ronde et après avoir récolté quelques haussements d’épaules, un vaillant pelleteur du quartier Rosemont m’a donné un début de réponse :
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"C’est la rançon des moineaux, mon cher monsieur. Mon beau-frère demeure en banlieue. À chaque rencontre, il se fait un malin plaisir de me vanter les vertus du grand air et du gazouillis des oiseaux qui le réveillent le matin. Cette semaine, il passe au cash : six heures dans son char pour venir travailler à Montréal et retourner chez lui ! Aujourd’hui, ses moineaux, il peut toujours les écouter sur un CD... en suivant ses milliers de voisins dans leurs gros chars à la queue-leu-leu ".
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Et puis, le Montréalais s’est remis à pelleter joyeusement.