vendredi 6 avril 2007

Diète mon oeil !

Hier j’entre à l’hôpital Jean-Talon pour ce rendez-vous avec une diététicienne, question de réduire ce bide de la quinzaine de kilos qu’il supporte en trop. Les suites de La Grande Frousse (post du 7 février) m’imposent ces rendez-vous avec les fonctionnaires de la Santé (cardio, inhalo et diéto).

Je tombe sur cette madame, la soixantaine entamée, qui, de toute évidence, n’en a rien à cirer de ce foutu job en se traînant misérablement jusqu’à cette retraite sûrement prochaine.

Face de carême (reste encore deux jours), pesée officielle, petit questionnaire nutritif, calculette (5 longues minutes…) pour évaluer le surplus de gras, le trop de sucre et les besoins limités en protéine, féculents et autres composants de la « bouffe de qualité ».

En entendant la composition de mon petit-déj habituel (trois petites toasts belges avec jambon, fromage et grand verre de lait écrémé), la dame fonctionnaire fatiguée s’exclame :

« Mais c’est un repas de bûcheron, ça, monsieur ! »

C’est précisément là que j’ai bouché mes oreilles, ramassé les petits dépliants informatifs et krissé mon camp, laissant mon interlocutrice voguer vers son congé pascal tout en se rapprochant de la retraite tant espérée.

mardi 3 avril 2007

Sur Yvon Pedneault...

Le temps des séries approche et cette connerie m’est revenue en écoutant l’analyste l’autre soir. Alors, ça va comme suit :

Faites-moi une phrase avec Yvon Pedneault …

Je l’ai déjà demandée au principal intéressé que j’avais croisé par hasard au resto Les Bridés près du journal de Montréal. Il ne la connaissait pas et, sans blague, il l’a bien rigolé.

Réponse : Y vont pèd nos Canadiens à soir

S’cusez-la !

lundi 2 avril 2007

Un site sur Foglia

On sait tous que le terrible chroniqueur de La Presse n’aime pas donner d’entrevues. Malgré tout, on dit également qu’il entretient le mythe tournant autour de sa personne. Rares sont les écrits qui le concernent et bien malin qui réussit à s’introduire dans son repaire de Saint-Armand.

Je suis tombé sur le site www.geocities.com/pierrefoglia.

Vous y trouverez un portrait du bonhomme et plusieurs textes inspirés par sa carrière ici comme ailleurs. Des textes signés notamment par Danny Laferrière, Jean Barbe, Nathalie Petrowsky. On m’a même fait l’honneur d’y inclure une courte chronique que j’ai commise sur Planète Québec en avril 2000. Les fans de Foglia pourront s’y régaler et connaître davantage le journaliste/chroniqueur le plus influent du Québec via de nombreuses anecdotes puisées dans sa longue carrière. Bonne lecture.

jeudi 29 mars 2007

Montréal ma chère

Vers la fin des années 50, deux fois l’an, la famille partait de Thurso dans l’Outaouais. Une ballade de deux heures dans le long train du CP pour visiter les oncles, tantes et cousins-cousines de la grande ville. Gamin, j’adorais venir explorer Montréal. L’aventure dans les ruelles de Villeray, les escapades au parc Jarry et comble du bonheur, suivre mon père pour un match des Canadiens dans le vieux Forum, celui qui avait des colonnes. Voir goaler Jacques Plante contre Gump Worsley . . .

Dix années plus tard, à l’instar de dizaines de milliers de québécois, c’est la Terre des Hommes qui attirait l’ado tout excité. Le Peace and Love naissant, les hippies qui se regroupaient à la Ronde et tout le mystère attirant de cette société qui allait changer.

En septembre 70, arrivant des Hautes-Laurentides, je m’y installais pour les études collégiales. Un mois plus tard, le FLQ écrivait Octobre dans l’histoire du pays pendant que je me grisais intensément de vivre enfin là où ça s’passe !

Depuis cette année bénie de mon arrivée en ville, je suis et serai toujours un indécrottable montréalais, prêt à griffer quiconque lui manque de respect.

Je ne suis pas insensible à l’appel de la nature : l’immensité de l’espace dans les Iles-de-la-Madeleine, la magnificence des Rocheuses dans l’ouest, le calme nocturne et la voûte céleste de la campagne. Repos de l’âme et de l’esprit.

Mais il me faut toujours retourner dans la jungle . . . urbaine et sentir battre le pouls de Montréal, même s’il résonne sur le béton.

L’image que je préfère et qui reflète si bien ce Montréal de mes tripes : matinée du samedi à déambuler devant les étals des maraîchers, fleuristes et fruitiers du Marché Jean-Talon. Ça vibre, ça farfouille, ça grouille et on y fait le tour du globe en moins de deux heures. À peine cinq minutes en vélo et je flotte sur un nuage.

Réflexion profonde

Le blogueur regarde au loin l'arrivée des troupes adéquistes qui vont assiéger Montréal...

mardi 27 mars 2007

Comme disait Gérald...

En ces lendemains d'élections hallucinantes, je vous suggère ce court poème de Gérald Godin édité en 1967, l'année même ou un certain général venait nous jaser sur le balcon de l'hôtel de ville.

Cantouque menteur

les Louis Riel du dimanche
les décapités de salon
les pendus de fin de semaine
les martyrs du café du coin
les révolutavernes
les molsonnutionnaires
mes frères mes pareils
hâbleurs de fond de cour un jour
on en aura soupé
de faire dans nos culottes
debout sur les barricades
on tirera des tomates aux Anglais
des oeufs pourris des Lénine
avant d'avoir sur la gueule
la décharge de plombs du sergent Dubois
du royal Vanndouze
à l'angle des rues Peel et Saint'Cat
c'est une chanson de tristesse et d'aveu
fausse et menteuse comme une femme
et pleureuse itou avec un fond de vérité
je m'en confesse à dieu tout puissant
mon pays mon Québec
la chanson n'est pas vraie
mais la colère si
au nom du pays de la terre
et des seins de Pélagie

Il vous reste un peu de temps ? Offrez-vous une deuxième lecture de cette confession tiraillée entre le courage et l’abnégation, la colère et l’impuissance, la fierté et la déception. Tel que nous sommes.

Drôle...

Une petite rapide de Daniel Lemire :

Denise Bombardier a tellement de culture que lorsqu’elle fait des gaz, ça fait . . . Proust.

lundi 26 mars 2007

Mes roselins de retour

Ils s’étaient installés comme ça, sans avertissement, sous la toiture de ma galerie avant. Des milliers de vols aller-retour pour bâtir ce nid avec des brindilles, des petits papiers et autres matériaux de construction disponibles dans les alentours.

Contrairement à ces moineaux communs, les roselins ne défèquent pas ces fientes blanches qui s’étendent comme autant de bouses sur ma galerie. Non. De simples minuscules grains noirs qui partent au gré du vent et qui, finalement, laissent les alentours propres.

Après une première portée en 2001, ils étaient revenus les printemps suivants pour rebâtir et redonner la vie. Mais aussi pour afficher leur splendide rouge (pour les mâles…évidemment) et me faire entendre leur ramage particulier. Jetez y un coup d'oeil détaillé avec un clic sur l'image. Rien à voir avec ces moineaux si fades et malpropres.

Puis, harcelés indûment, ils ont quitté en 2004, incapables de soutenir la pression des moineaux jaloux.

Depuis hier, c’est le retour ! Le nid est amorcé et les graines de chardon gracieusement remises à leur disposition puisqu’ils sont les seuls à pouvoir décortiquer cette nourriture (tant pis pour les moineaux).

Une présence spéciale et presqu'inusitée dans un quartier aussi "bitumeux" que Rosemont. Qui plus est, ça devrait amuser et exciter Elsie, ma nouvelle co-loc, quand je m'absenterai.

J’astique mes lentilles et vous ramène d’autres images tripantes prochainement.

samedi 24 mars 2007

Ma nouvelle co-loc

Elle se prénomme Elsie et n'a que huit semaines. Depuis hier, c'est la patronne du logement.

Voilées aux Sucres

Hier, à la cabane de Mimi et Normand près de Saint-Marc-sur-Richelieu, nous avons eu droit à une sortie de trois femmes voilées qui, pour toute prière, nous ont chanté ... la Danse du Canard !

jeudi 22 mars 2007

Pique-nique au sommet

C'est dans l'île du Havre-aux-Maisons. De temps à autres, le propriétaire de la maison bleue va s'offrir un pique-nique avec sa famille dans la cour arrière. Pour saisir la magie de cette épopée bien ordinaire, faut simplement cliquer sur la photo et aller observer tout en haut de la belle butte... De l'autre côté de la "montagne", on peut voir les falaises de grès rouge et la mer. Bon appétit !

lundi 19 mars 2007

Jonglerie musicale

Aujourd’hui, un cadeau. Le gars se nomme Chriss Bliss. Jongleur de son métier. Avec seulement trois balles et sans aucun autre artifice, il vous fera lever de votre siège. La trame musicale (4 minutes) vous la connaissez par cœur : la trilogie finale de l’album Abbey Road des Beatles (Golden Slumbers – Carry that weight – The End).

Le génie dans tout ça, c’est le rythme. Ou plutôt le changement de rythmes que Chriss Bliss utilise pour exécuter son numéro. Époustouflant ! Bouches bées vous serez, c’est garanti. Et remarquez bien l’humilité de l’artiste après son numéro…

Ça se trouve sur ce lien :

http://video.google.com/videoplay?docid=4776181634656145640

Descendance

Voilà JF et James, les branches supérieures de mon arbre généalogique.

dimanche 18 mars 2007

Question de vocabulaire

Au cours du weekend, la speakerine Céline Galipeau était en conversation téléphonique avec une correspondante parisienne sur un sujet quelconque. Soudainement, on entend le bruit de ce qu’on appelle communément ici une « alarme de char ». Interrogée sur l’incident, la correspondante a simplement déclaré qu’une « voiture éprouvait un problème de dérèglement de son mécanisme de sécurité ». Merci pour la précision.

La femme qui parlait aux oiseaux

Et vous n'avez pas vu le mâle ! Ça jacasse, jacasse, jacasse.....