mercredi 5 juin 2013

Maurice


C’était son prénom. Il est disparu le 6 juin 1990. C’était mon papa. Ses dernières années ne furent pas agréables. Alzheimer … à une époque où la chose n’était pas tellement connue. Les six derniers mois en hôpital et la dernière semaine en … inconscience … Et, merci la vie, j’étais là, avec ma sœur Lou, pour son dernier souffle. Mon cher Maurice a rendu l’âme devant moi. Un long et dernier respire et puis … l’esprit s’élève dans les airs. Du moins, c’est ce que j’ai cru …

Je vais donc me permettre de vous relater une scène d’horreur avec mon paternel. Genre 1969, à Labelle dans les Laurentides. Dans ma petite chambre, ya un crucifix sur le mur. Et moi, le jeune étudiant qui se croit politisé et cool, j’ai placé une photo de Pierre Elliot-Trudeau tout juste en haut du … crucifix. Je DÉTESTE ce kliss de PET sans trop savoir pourquoi.. Mais bon …

Maurice n’est pas indépendantiste ou souverainiste ou … révolté, mais, sans vraiment avoir discuté politique avec mon paternel, je sais qu’il déteste, voire qu’il exècre le PET en question. Et me rappeler ce moment où il a aperçu l’image du trouduc surplombant le crucifix (mes parents étaient full cathos) : grand bonheur !

Et quand papa a compris et réalisé que je voulais subtilement qu’il m’exprime véritablement sa haine viscérale du personnage, ce fut comme … son premier contact avec le jeune HOMME que j’étais. Genre … l’ado est passé à une autre étape.

Et nous avons toujours … détesté le papa de Justin.

Ça va bien Papa au-dessus des nuages ? En attendant que j’arrive dans les environs, fais-moi plaisir : donnes un bô bec à Cécile et … fais une sincère grimace à ce PET de mes deux …

3 commentaires:

TaLou a dit…

Je l'aime mon papa!

Zoreilles a dit…

Je t'ai lu avec délice, je repars sur la pointe des pieds...

Grand-Langue a dit…

Trudeau incarnait le mépris, même ceux qui "étaient de son côté" admettront la chose.

J'ai toujours pensé que Trudeau était profondément frustré de ne pas être aimé du peuple, contrairement, par exemple à rené Lévesque.

Grand-Langue