mercredi 31 décembre 2008

Prise 2

Je ne voulais pas terminer l'année sur une note aussi triste et plattte que Amir Khadir. Alors je vous emmène dans le Nord, un peu avant Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, dans la cour arrière d'un monsieur qui a bossé toute sa vie dans les courses de chevaux. Une vision plus reposante en attendant l'irrévérence de Louis et Véro pour le Bye Bye 2008. Alors ...
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RE-BONNE ANNÉE À TOUS ET TOUTES

Le conard récidive

Comme premier geste médiatique après son élection dans le comté Mercier, le très brillant Amir Khadir a garroché sa bottine sur une affiche de George W Bush ...

Je vous rappelle - à titre d'info "éclairante" - que le même bonhomme a déclaré qu'il éliminerait la dette accumulée du Québec (quelques $140 milliards) en levant des impôts sur le travail au noir !

Bonne année quand même Françoise ...



Et Bonne Année à vous tous et toutes
sauf Liza Frulla...
Une 2009 M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E !

lundi 29 décembre 2008

À votre service

Plus sécuritaire qu'un détecteur de fumée ...

La guéguerre

C'était à la Une de la Presse ce matin. Dans la bande de Gaza où les Israéliens viennent de faire plus de 200 morts et 600 blessés au cours des derniers jours, on parlait de la réaction du Hamas (une sorte de petit FLQ dans ce coin du monde). Le fameux Hamas a expédié pas moins de 20 roquettes sur le territoire israélien. Résultats ? Aucun blessé ! Faut le faire ! Les Zapartistes sont plus effrayants que le Hamas ...

Hallelujah

Vous connaissez Leonard Cohen ? Vous connaissez cette chanson totalement ... trop vraie ?

Des fois, on la chante facilement avec les mots du refrain. Facilement. Mais ce matin, je vous offre toute la chose, de A jusqu'à Z. Chantez-moi ces paroles ... Do ya !!!

Now I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?

It goes like this The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing
Hallelujah

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew you
She tied you
To a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Baby I have been here before
I know this room,
I've walked this floor
I used to live alone before I knew you.
I've seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It's a cold and it's a broken
Hallelujah

There was a time you let me know
What's really going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you
The holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah

You say I took the name in vain
I don't even know the name
But if I did, well really, what's it to you?
There's a blaze of light In every word
It doesn't matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah

I did my best, it wasn't much
I couldn't feel, so I tried to touch
I've told the truth, I didn't come to fool you
And even though I
It all went wrong
I'll stand before the Lord of Song
With nothing on my tongue
but Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah Hallelujah, Hallelujah Hallelujah,
Ette chétéra ....

Des fois, c'est trop beau ... avec la traduction de Michel sur le premier commentaire.
Hallelujah !

samedi 27 décembre 2008

Pêcheurs d'étoiles ?


Après cette nuit de la Nativité où les Mages ont suivi l’étoile de Bethléem m’est venue l’idée de vous parler … d’étoiles.
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Sortir de la ville et fuir sa luminescence nocturne pour observer la voûte étoilée, vous vous rappelez? Une activité calmante et reposante que vous avez tous, au moins une fois, appréciée sur le bord d’un lac ou près d’un chalet quelque part dans la nuit de la campagne.

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Vous vous rappelez ces innombrables points lumineux formant la Grande Ourse ou quelque autre constellation? Et les dessins imaginaires formés par les enfants en reliant les étoiles par une ligne invisible, vous vous rappelez? Oui, mais, combien y avait-il d’étoiles dans votre ciel ?

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Vous pouvez me donner une approximation ? Allez, un petit effort ! Combien d’étoiles avez-vous aperçues lors de votre dernier visionnement d’un ciel sans nuage ? 1000 ou 3000 ou 10 000 ou 100 000 ? Combien, approximativement bien sûr, votre œil pouvait-il en apercevoir ?

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Je sens ici une exagération certaine dans vos réponses. Un peu comme le pêcheur qui affirme avoir pris un poisson... ça de long. J’ai récemment appris que l’œil humain peut apercevoir au maximum... 300 étoiles dans le ciel. Même s’il en existe des milliards, peu importe l’heure et l’endroit sur terre, on ne peut en voir plus de 300 à la fois.


Sceptique, j’ai tenté à quelques reprises d’évaluer cette quantité (aux Iles-de-la-Madeleine et à Saint-Aimé-de-Massueville) et ça me semble désormais tout à fait exact : vous ne verrez jamais plus de 300 étoiles dans votre ciel.


Surpris d’un nombre aussi bas ? J’avais personnellement répondu 5000 à la question. Posez-la dans votre entourage : vous verrez ressortir le petit côté exagérateur du pêcheur qui sommeille en eux.

vendredi 26 décembre 2008

Lendemain de boustifailles


Rien de mieux que les restants de table !

Bouchées chez Talou

Au lendemain de cette bouffe de la Nativité, je vais donc faire une femme de moi. Wô les féministes enragées : c’t’une JOKE !

Simplement un défilé de toutes ces gâteries déposées sur la table de ma sœur Lou hier soir et dans lesquelles ont pataugé la quinzaine de gloutons que nous étions. Pas besoin de me le dire en commentaire : JE SAIS que c’est pas très bon pour un gars qui pèse Zéro …

Salade épinards, canneberge, bacon, fète, mini-tomates, mini-concombres dans une vinaigrette miel et dijon

Bouchées roulées de saumon fumé, asperges marinées dans l’aneth et fromage en crème.

Feuilletés de chèvre et figues

Boulettes de poulet en sauce

Mini-tourtes épinard et fèta

Mini-quiches

Saumon Wellington en bouchées

Bouchées fèta-patate-poireau

Crudités diverses

Fromages : Pied-de-Vent, Douanier, Saint-André, Riopelle, Saint-Guillaume, Stilton au porto

Bouchées de desserts diverses glacées ou pas, je ne sais plus …

Ça fait différent de la dinde et ses associés traditionnels et … ça fait du bien !

jeudi 25 décembre 2008

Tab ... ! Je pèse Zéro !

Hé oui ! J'ai défoncé la limite de ma balance qui se situe à ... (information confidentielle) et je suis même revenu à Zéro. Pourtant, je ne me sens vraiment pas plus léger. Oh que non !

mardi 23 décembre 2008

lundi 22 décembre 2008

Ma dernière Messe de Minuit

Dans les années 70, j’étais vraiment maniaque de photographie. Me rappelle l’agrandisseur au-dessus du bain dans les toilettes, avec le révélateur, le fixateur et autres liquides chimiques pour faire réagir les sels d’argent et faire apparaître l’image sur le papier blanc : quel beau miracle !

L’été 77 (ou 78 je crois), monseigneur Aucoin (si ! si !) nous avait même permis à Dag et moi de grimper dans l’un des deux clochers de l’église Saint-Vincent-Ferrier pour y prendre quelques clichés du quartier vu d’en haut. Revenu en bas, j’avais aussi pris une photo en contre-plongée des deux tours de clochers avec un filtre rouge, ce qui donnait, en arrière-plan, un ciel hyper-foncé contrastant avec les poffes de nuages totalement blanches. Une image superbe.

Pour la Noël, j’avais pris l’habitude de prendre quelques unes de MES photos, les reproduire en 5’’ X 7’’ et les envoyer comme carte de souhaits avec les mots de circonstances écrits à l’endos de l’image. Pour cette année-là, j’avais même envoyé à Monseigneur Aucoin ma belle photo des clochers avec approximativement ces mots : « Pendant cette période de consommation à outrance, puissions-nous prendre quelques instants pour repenser à nos qualités d’êtres humains … » ou quelque chose du genre. Ma façon de dire merci au curé-monseigneur pour l’escalade jusqu’aux cloches.

24 décembre. Nous sommes tous chez Adrien et Rita, dans l’attente de l’ouverture des cadeaux. Un peu avant minuit, Rita (c’est la belle-mère) décide qu’ELLE ira à la messe de minuit. Je décide de l’accompagner. Une fois installé sur le banc d’église, je constate que monseigneur Aucoin sera l’officiant, comme il le fut également pour le baptême de mon fils JF l’année précédente.

Arrive donc le sermon et le monseigneur qui grimpe dans sa petite tourelle pour venir nous parler. « J’ai reçu plusieurs cartes de souhaits provenant de vous mes chers paroissiens … Et il y en a une qui exprime vraiment ce que j’aimerais vous dire en cette nuit spéciale …» …

NON ! C’est pas vrai ! Il ne va pas lire MA carte ! Je capote ! La belle-mère (qui a vu cette carte avant l’envoi) amorce un sourire qu’elle voile de sa main.

Et le monseigneur de commencer sa lecture : « Pendant cette période de consommation … ».

Phoque ! C’est bien la mienne ! La belle-mère rit davantage. Je veux fondre.

J’y pense tout d’un coup ! Il va peut-être me nommer publiquement ce malade !

Tension extrême …

Soulagement final, il ne m’a pas identifié (ou encore pire montré du doigt !!!). Fiou !

Mais au retour à la maison, gracieuseté de cette chère Rita, je me suis fait ramasser pas à peu près.

Chouchou du Curé ! Écrivain de sermons ! Secrétaire particulier de Monseigneur ! On m’a même demandé si je l’avais déjà vu sous sa soutane …

Quolibets et blagues ont ainsi parsemé ma nuit divine de la Nativité. Les Brisebois ne m’ont pas manqué et je vous l’assure, je n’ai plus jamais envoyé de carte au curé. Ni assisté à la sainte messe d’ailleurs.

Malgré tout, je vous souhaite à tous et à toutes, une belle période de réjouissances avec les gens que vous aimez vraiment et … très important … dites leur que vous les aimez. Dites leur ! Ça fait tellement de bien et ça coûte si peu …

samedi 20 décembre 2008

Falardeau : l'entrevue


C’est au chic restaurant Mont-Royal Hot-Dog que j’ai rencontré Pierre Falardeau. qui avait lui-même été initié à ce temple de la gastronomie ordinaire par nul autre que Gaston Miron. Vous admettrez que ça fait une belle introduction à la conversation et que l’atmosphère « michel tremblay » du populaire resto convenait tout aussi bien à ce petit-déjeûner avec le cinéaste-patriote.

Ahhh, ce Falardeau ! Ses sorties à l’emporte-pièce et ses expressions dépourvues de l’emballage de la rectitude politique scandalisent les uns et font sourire les autres. Le milieu qui se dit branché (on pense à Martineau et Lagacé) a commencé à prendre ses distances avec le récalcitrant Falardeau. Bien sûr, il m’a emballé quelques phrases de mobilier liturgique, mais nous avons aussi exploré une zone moins connue qui lui a imprimé au visage ce sourire teinté d’une grande fierté …

Les origines …

Pierre Falardeau est né tout juste au lendemain de la deuxième guerre mondiale. En 1946 pour être précis. Au coin d’Aylwin et de la Catherine pour être encore plus précis. Un gars de l’Est dans Hochelaga-Maisonneuve. « Mais je suis un bâtard » m’affirme-t-il d’entrée de jeu. « Je ne suis pas un PUR gars de l’Est puisqu’à l’âge de 4 ans, ma famille déménageait à Châteauguay … Mes plus vieilles images d’enfance sont des images de chats dans les ruelles mais aussi de sentiers dans la forêt. Aujourd’hui, j’ai toujours besoin des deux ».

Son paternel, vendeur dans une mercerie, avait également suivi des cours à l’école des HEC, ces connaissances lui permettant de combler un poste de caissier, puis de gérant dans une caisse du Mouvement Desjardins sur la Rive-Sud. Voilà bien le premier élément de fierté de Falardeau : ce père qui navigue avec des hommes énergiques et progressistes de la fin des années 50, mettant sur pieds des coopératives agricoles et autres éléments économiques… affranchisseurs.

Sa première assemblée politique ? Avec son père, à l’âge de 15 ans : les Amis du docteur Philippe Hamel, un visionnaire qui réclamait la nationalisation de l’électricité depuis les années 30. Une initiation à l’achat chez nous et aux débats nationalistes. Tout ça en 1962, juste avant l’entrée en scène de René Lévesque chez les libéraux.

Ces années 60 résonnent encore dans la tête de Falardeau. Vous vous souvenez de ce RIN entre 60 et 68 ? Presque avec dépit, il m’avoue avoir manqué la première manifestation : l’affaire Gordon où un haut gradé du CN avait traité les canadiens-français (ancêtres des québécois …) d’incompétents sauf pour les binnes et Lili St-Cyr. Il était fièrement de la suivante, l’affaire McGregor, où ce cadre d’Air Canada, avec des propos semblables, avait donné lieu à une sérieuse perturbation d’une inauguration au Reine Élizabeth. Il se rappelle aussi avoir reçu crachats et quolibets en vendant le journal du RIN sur les coins de rues …

Parallèlement, il suivra un cours classique au Collège de Montréal sur Sherbrooke ouest. Enlevant son « habit-cravate obligatoire » à la fin de ce cours, il dira « plus jamais » de costume pour gagner sa vie. Un bac en anthropologie suivra à l’Université de Montréal, puis une année d’enseignement et un retour en classe pour compléter une maîtrise, toujours en anthropo.

Autre époque bénie (!!!) : la première vague du FLQ avec les Schreiber et Giroux. Il assistait au premier procès quand Villeneuve a garroché par terre les pile de feuilles remises par le juge. Un Falardeau trrrrèèèès impressionné par ce tribunal des Anglais de la Conquête. Époque fantastique, conclue-t-il.

Après les années fertiles 67-68-69, il entrevoit clairement le lien entre l’anthropologie et la politique. Ses idoles (Perreault, Groulx, Gosselin et Lamothe) lui font comprendre qu’une caméra, ça n’est pas que pour les « vues » de guerre, de Tarzan ou d’Elvis. Il se souvient même de ses premières niaiseries avec la 16mm d’une «matante».

Il faut aussi mentionner le Vidéographe, cette boîte stimulante de l’époque coin St-Denis et Maisonneuve. On prêtait matériel et prodiguait conseils aux jeunes cinéastes en devenir. Quelques gars de l’ONF avaient remarqué Falardeau et lui ont facilité l’accès aux services.

Le vrai départ

On arrive à la première production ; un documentaire intitulé … Continuons le combat !!! Mais non, vous n’y êtes pas. Ça n’est absolument pas ce que vous pensez. On y parle de lutte (non, non, laissez moi finir …) mais bien de la vraie lutte, celle dans un vraie ring, celle que fréquentait Falardeau tous les lundis soirs au Forum avec le vrai monde. Allez, allez ! Admettez que je vous ai eus !

Son premier vrai film ? Un court métrage intitulé « Speak White ! », ramenant sur l’écran la superbe Michelle Lalonde que les baby boomers avaient sûrement remarqué dans La Nuit de la Poésie. À ma grande surprise, ces documentaires et ce film de Falardeau sont disponibles à la Boîte Noire.

La suite, vous la connaissez un peu. Trois courts métrages qui ont formé le presque mythique Elvis Gratton, le Party, l’underground Temps des Bouffons, Elvis Gratton 2 (avec un vrai contrat qui lui a permis d’acheter son bungalow rue Saint-André dans le Plateau en 2001) et le magnifique Chevalier de Lorimier avec Luc Picard et Sylvie Drapeau. Présentement, il planche lentement sur un projet de film inspiré par un travail de Francis Simard (les racines qui tiennent …) sur le Québec et la Première Guerre 14-18.

Les mots, les mots …

Me rappelle cette apparition à Télé-Québec. En réaction à un texte de Brecht que lui avait lu la sublime Françoise Faucher, il avait eu cette suave appréciation : « Ça c’est du théâtre ! C’est pas comme les jeunes flyés qui te récitent un texte en serbo-croate, pendus par les pieds avec une carotte dans le cul ! ». Ouf ! Mais c’est aussi le même bonhomme qui, en préambule à son film Le Party, nous lance cette brève et subtile réflexion : «La liberté n’est pas une marque de yogourt ».

Durant la discussion, une seule fois ai-je senti le regard se durcir et la voix s’emballer : quand nous avons discuté de la récente victoire d’Amir Khadir dans le Plateau. Falardeau n’a vraiment pas Amir, la belle Françoise et Québec Solidaire en admiration. Il considère comme une hypocrisie, voire une traîtrise, de reléguer l’indépendance et la libération d’une peuple au Xième rang d’un programme politique. Voilà !

La prochaine fois que vous verrez Falardeau dans une (vraie) entrevue, observez bien son sourire occasionnel : comme une gêne et une pudeur qui s’installent dans sa figure débraillée. Le compliment le désarçonne et il s’empresse de le minimiser.

Mais où donc est passé le baveux quand la lentille focalise sur sa personne plutôt que sur le personnage médiatique ? Le tigre devient presque minet et votre encens dévie vers son entourage et ses collaborateurs. Derrière le bouclier verbal et littéraire, je devine une poule couveuse choyant ses amitiés intimes.

À le voir aller avant, pendant et après notre rencontre, je sais que ce gars-là aime le monde. Si vous le croisez sur la rue, n’hésitez pas : son large et franc sourire vous prouvera que vous ne l’importunez pas !

mercredi 17 décembre 2008

Ma mère l'intrépide

Elle avait 72 ans ! Sur invitation de ma soeur Line, elle est embarquée dans l'hélicoptère de Greenpeace, elle est débarquée sur les banquises, dans le vent, au large des Iles-de-la-Madeleine, puis elle s'est approchée du bébé phoque pour le voir de plus près.
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Essti que j'étais fier de ma Cécile de mère ...

Oupelaye !

La petite interjection amorçant mon texte d'hier (Oupelaye !) m'a rappelé cette toune de feu-Tony Roman intitulée "La grosse Mado". Dans les années 70, ça commençait comme suit :

Oupelaye Pelaye Péladeau
Y vend des journaux
Pi yé même pas beau ...

Fallait avoir du guts pour braver le boss de Québécor ...

mardi 16 décembre 2008

Mommy ...

Oupelaye ! Maman Cécile ne va pas bien du tout (vraiment pas ... coma, etc) et ma soeur des Îles qui est en repos-soleil dans le sud des USA. Et aucune place disponible en avion pour Montréal-les Îles avant samedi. Rester à Montréal et ... prier ce quelqu'Un en haut que j'ignore depuis si longtemps...

lundi 15 décembre 2008

Commentaire détaillé d'outre-mer

Le 2 décembre dernier, je vous exposais ma vive déception de n’avoir pas assisté au spectacle que donnait Neil Young la veille au Centre Bell. Deux semaines plus tard, je lis un commentaire provenant de Cosnes et Romain en … France. C’est le plus long commentaire à ce jour sur mon blogue et il me prouve qu’il y a plus maniaque de Neil Young que moi. Et prouve aussi que la fameuse expression « l’univers » du blogue n’est pas si exagérée … Alors je vous reproduis les beaux coups de plume de Michel Antoine, notre cousin d’outre-mer à tous …

Cher Mr Crocomickey, la raison qui m'a incité à vous présenter cette requête est aussi la suivante : votre attachement à Neil Young...
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En 1974, je me trouve dans un troquet (bar) où un pote (chum) de lycée déboule l'air ravi, un vinyle précieusement maintenu sous le bras, chose qu'il venait d'acquérir au prix de douloureuses et patientes économies, c'est à dire à un prix n'ayant aucune signification économique, aucun caractère de vénalité; le prix du coeur et de la passion.(je me souviens qu'un 33 tours coûtait alors 37,50 FF, ce qui représentait une somme importante quand on avait pas le sou !).
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Le vinyle, la chose en question, était : "Harvest" de Neil Young…
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Je me suis littéralement foutu de sa tronche, arguant de je ne sais plus quelle imbécillité mal à propos, déblatérant un artiste que je connaissais tellement peu et au sujet duquel mon avis gratuit était tout simplement obscène. J'écoutais alors beaucoup de rock and roll, doors, floyd, stones, musique classique, cohen, et autres gallagher, creedence… toutes sortes d'artistes et de styles que je continue à aimer.
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Avec une énorme faiblesse pour Moustaki, mon préféré, mon Maître à penser à cause de ses idées et de sa philosophie sur la vie, l'amour, l'amitié, le partage, le bonheur, le refus de l'autorité et de l'oppression, sa façon de les exprimer simplement, au moyen d'une musique bien à lui, et de mots que ne savent agencer que les poètes. Je regrette beaucoup qu'en dehors de quelques chansons éternellement divulguées, d'autres de sa création (nombreuses et admirables) ne soient pas plus connues.
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Par amitié pour mon pote, j'ai écouté "Harvest" qu'il m'a par la suite prêté.Et ce fut LA REVELATION, la beauté de l'âme à l'état pur, s'exprimant en voix et en musique ; la conversion de St Paul (sur le chemin de Damas... ?) c’est du pipi de chat en comparaison de ce que j'ai pu ressentir... mais St Paul n’a pas connu Neil Young. Voilà, c'est tout.
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Je comprends très mal l'anglais quand il n'est pas prononcé « style » comme on apprend à l'école. Alors l'anglais chanté et comme c'est souvent le cas, trop rapidement et (ou) avec un quelconque accent spécifique à certains anglophones..., c'est pire.
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Neil Young, ça va encore, mais étant à des lustres de tout comprendre, je me suis fondu, dissous, liquéfié dans ce que j'écoutais, traduisant quelques mots au gré des phrases chantées et les adaptant à mes émotions, à mon ressenti, à mon univers.Tout m'allait si bien ; je suis devenu un admirateur inconditionnel de ce mec là. J'ai par la suite, et toujours, adopté tous les albums parus et paraissant, et peut être autant que vous, Cher Mr Crocomikey !!!
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A partir de ce moment, dans ma communication avec certains(es), j'ai souvent amené discrètement, sur la pointe des pieds, au moment qui me semblait opportun, le sujet de mon admiration pour Neil Young, sans partage en retour la plupart du temps, ce qui m'a souvent navré.
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Par contre, la rencontre de fans me ravit toujours, et bizarrement me flatte énormément comme si Neil Young était une partie de mon être. Bien évidemment, il en est une, mais il ne s'agit là que d'un fantasme et du transfert qui s'est opéré au fil du temps entre moi même et ma perception de sa création. Combien de fois me suis-je pris à rêver de le rencontrer seulement quelques instants pour lesquels j’aurai fait ou donné n’importe quoi ? Mais n’est il pas mieux justement de demeurer en état de rêves, la réalité souvent désenchante.Dans un esprit de partage, j'ai beaucoup gonflé de gens en leur faisant écouter ce que je percevais comme quelque chose d’admirable. Pour me faire plaisir, on m’a dit quelques fois que ça l’était.
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Claudine, l'amour de ma vie, connue en 1977, je l’ai abreuvée, saoulée plus que de raison de Neil Young; elle est devenue (et est toujours) mon épouse en février 1979, nous fêterons donc nos 30 ans de vie commune en février prochain !Saoulé également nos deux enfants, Marion (28 ans) et Simon (22 ans), qui ne m’en ont jamais voulu, ont apprécié, et sont des amateurs très éclairés de musique, très éclectiques en la matière.
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Une de mes nièces, la petite trentaine, m’a confié tout récemment qu’elle venait de découvrir « Harvest » qu’elle se passe en boucle, complètement émerveillée de cette découverte.
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Énormément de monde a déconseillé à Neil Young de chanter, et même un blaireau d’ingénieur du son lui prédisant, lors d’un enregistrement en studio, qu’il ne réussirait jamais en tant que chanteur. Moi j’adore la voix de cet artiste, sa couleur émouvante, touchante et rebelle aussi ; elle est son empreinte, sans parler de l’incroyable diversité de ses musiques, dont celles semblant les plus simples sont en réalité extrêmement pointues ; il suffit de s’y colleter…
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J’ai eu le bonheur d’assister à un concert de Neil Young & Crazy Horse le jeudi 14 mai 1987 à LUXEMBOURG, dont j’ai gardé le ticket d’entrée qui porte le n° 0001 ! C’était fabuleux : concert intimiste comme je les aime, possibilité de se déplacer et de se trouver sans problème au pied de la scène avec Neil à moins d’un mètre… le rêve.
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On a eu droit à la totale avec :
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- une partie acoustique, Neil seul au piano ou à la guitare, avec ou sans harmonica, interprétant tous les morceaux cultes, demandant au public ce qu’il voulait entendre ; je me demande encore aujourd’hui pourquoi je me suis trouvé incapable de prononcer un seul titre de chanson…
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- une partie électrique délirante avec le Crazy en pleine forme et notamment une version époustouflante de « Like a Hurricane ».
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Les gens flashaient de toute part, j’étais écoeuré de ne pas avoir pris mon appareil photo, normalement interdit…
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Quelques années plus tard, un concert, dont j’avais déjà pris le billet, a été annulé à mon grand regret. La cause : Neil s’était méchamment coupé un doigt un découpant du saucisson !!!
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Voilà en gros, Cher Mr Crocomickey ce que je voulais raconter, sans vouloir vous importuner.
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En tout cas, vous l’aurez compris, Neil Young est également MON Neil Young à MOI, je vous accorde tout de même le partage !

dimanche 14 décembre 2008

Un Ti-Cul dans l'Est

Un cadeau à vous offrir ce matin : un court vidéo d’environ quatre minutes. Typiquement québécois, voire full montréalais. Bien filmé aussi … on entrevoit même le micro au bout de la perche. En noir et blanc pour la nostalgie. D’après la teneur de certains propos, je situe la chose au début des années 80.
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Un petit bonhomme en bedaine qui placote en bouffant du poulet Kentucky et des frites. J’ai le document sur mon disque dur depuis quelques années. Je n’en connais pas l’auteur ni celui ou celle qui me l’a expédié. Peut-être l’avez-vous déjà vu. Si c’est le cas, retournez-y ça vous re-décrochera un sourire.
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Bon ! Mathieu (merci) vient de m'informer qu'il s'agit d'un extrait du long métrage Pea Soup réalisé par Pierre Falardeau (!!!) et Julien Poulin en 1978.


video

samedi 13 décembre 2008

Contes Urbains : mes trois étoiles

Cette 17ième version des Contes Urbains s’est avérée très satisfaisante pour le vieil habitué que je suis (j’ai quand même vu les 16 dernières …). Alors simplement, je vous parle de mes trois étoiles de la soirée.

Première étoile

LE CŒUR TORDU D’LA FILLE de Josée Bilodeau par David Boutin.
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Le conteur était, nul doute là-dessus, le plus connu des sept conteurs de la soirée. On retiendra de cette performance que c’en est une d’acteur avant tout. Ouf ! Quel personnage rendu par David Boutin. Un espèce de névrosé quelque peu déficient qui fait tout ce qu’il peut pour contenir sa rage et sa violence. Et qui n’en revient pas de voir les gens sur la rue demeurer complètement indifférent à cette scène où un gars malmène sa blonde en public. Il ne se peut plus. Malgré tout, la salle est crampée de rire devant les tics nerveux et les gestes incontrôlés du conteur. Il DOIT aller défendre cette fille. Il le FAUT. Le salopard brasse et frappe sa blonde devant tous ces gens qui viennent de sortir de la messe de minuit et personne ne dit mot. Alors il y va et paf ! se met à fesser le gars dans la face. Une douzaine de coups de poing où Boutin mime la frappe en frappant dans sa main avec une rare violence. Il est pourpre avec tout ce sang accumulé dans le cerveau. Il arrête, la fille vient le supplier de ne pas recommencer et lui demande pourquoi il a fait ça ? La police arrive et notre grand défenseur est arrêté : c’était du théâtre public et les deux comédiens voulaient tester la réaction des gens face à la violence. Quand même, la comédienne est venue lui offrir des fleurs dans sa cellule …

Deuxième étoile

QUEUE DE RACONTE-ART de Greg MacArthur par Emmanuel Schwartz
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Ce très grand et longiligne conteur, habillé très négligé est … un artiste voyez-vous. Il peint sur les murs de la ville, notamment ces énormes dinosaures, sa marque de commerce. Il aime bien travailler la nuit parce qu’il est seul dans la ville et voilà justement qu’une de ces nuits, il décide de graffiter la crèche extérieure de la ville. Un slogan qui dénonce une des très nombreuses causes qui trottent dans sa tête « artistique » ey que seuls les vrais humains peuvent comprendre. Les policiers le prennent sur le fait, l’asperge avec sa propre peinture (tiens l’jeune : en v’là de l’art !) et lui remette une contravention de … $2000. Il est en bô tabar … mais découvre, une fois revenu chez lui, une petite annonce dans le journal s’adressant spécialement aux artistes engagés qui offre d’être cobaye pour une seule journée (avec retour dé vérification une semaine plus tard) pour la somme de … Eh oui ! : $2000. Notre enragé ira, bien sûr, chez la Harper Pharmaco, dans un coin désaffecté de la ville, prendre son unique pilule qui lui causera bien des soucis quelques jours plus tard, notamment une espèce de queue qui lui est poussée dans le cul après moultes démangeaisons plus tordantes les unes que les autres. Un Emmanuel Schwartz très expressif, très drôle malgré sa déveine et finalement très heureux dans le nouveau quartier huppé Harper avec toutes les commodités fournies gratis …

Troisième étoile

MA SŒUR MANGE DES BOULES d’André Ducharme par Sébastien René
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Et pas n’importe quelle boules mes amis : des boules de Noël qui lui coupent l’intérieur de la bouche avec des coulées de sang etc etc. Et tout ça nous est raconté bien ordinairement par son petit frère qui trouve ça bien normal. Même le papa, mort et exposé sur la table de la cuisine, ne trouve rien à redire puisque les enfants lui ont donné un bô cadeau : un pigeon mort gonflé et gros comme une poule … Le comédien Sébastien René fait à peine 5 pieds avec une face de chérubin. Habillé propre comme un ti-cul à Noël. Et il nous débite toutes les horreurs que lui et sa sœur ont pu faire avec l’épluche-patate pour éviscérer la voisine et le couteau électrique à dinde pour calmer … l’homme de la maison. Tout ça dit avec un naturel désarmant. Le ti-cul trouve ça weird que les gens ne comprennent pas. Malgré toutes ces atrocités décrites en détail, la salle de la Licorne fait des grimaces, oui, mais avec des sourires accrochés dans la face. Le ti-cul est hallucinant et décroche les éclats de rires aux 15 secondes, même en n’utilisant qu’une mimique comme argument. Chapeau !

Voilà ! C’étaient mes coups de cœur pour le cru 2008 des Contes Urbains. Jusqu’au 20 décembre tous les soirs à la Licorne avec une supplémentaire le samedi 20 décembre en après-midi.

jeudi 11 décembre 2008

Solidaire après la tempête

Sur la rue Saint-Hubert dans le Plateau
avec la tite-pancarte de Françoise et Amir

Quêteux huppé ...

Il y a deux ans je crois. Je déambule sur l’Avenue du Mont-Royal dans le Plateau, direction la SAQ-Express. Petite neige douce qui tombe. J’aperçois sur mon chemin un gars qui quête. Je n’ai pas envie de lui donner quoi que ce soit mais … son accoutrement m’intrigue. En m’approchant, je constate son chapeau style cowboy un peu, son collier de barbe courte bien rasée, ses lunettes de soleil et son contenant pour collecter : une poêle à frire qu’il présente aux passants.

Rendu presque à sa hauteur, je cesse de le regarder et juste au moment où je le croise, j’entends sa voix qui me dit :

- Un petit peu de change s'il-vous-plaît pour payer mon voyage dans le sud cet hiver …

Estomaqué, je ralentis le pas et me tourne la tête pour regarder l’énergumène. Il me fixe le regard (derrière ses lunettes noires) et me lance un très large sourire tout en brassant sa poêle. Abasourdi j’étais, mais aussi crampé de rire.

Sur le chemin du retour, je n’ai pu résister et j’ai fait tinter un $2 dans sa poêle en lui disant : « You make my day ».

mercredi 10 décembre 2008

En placotant avec Falardeau

Petit déjeûner agréable ce matin avec Pierre Falardeau
au très chic Mont-Royal Hot Dog.
Je vous offre la primeur de ces deux photos
en attendant le texte que je produirai d'ici quelques jours

Logique enfantine

- Maman, est-ce que les fantômes ça existe ?
- Non, les fantômes ça n'existe pas !
- Alors pourquoi le mot existe ?

Merci JC

mardi 9 décembre 2008

À s'en lécher la ...

… Babine … bien sûr. Je suis allé voir le film fantastique de Luc Picard basé sur un conte fantastique du non moins fantastique Fred Pellerin. Un bijou. Même que j’ai entendu Myriam (11 ans) rire aux éclats une quinzaine de fois.

Des décors anciens pétés, des effets spéciaux réussis (notamment les mouches à feu), des costumes remarquables (vous verrez) et des comédiens heureux de jouer dans cette aventure pour le moins rocambolesque.

Et les mots ! Les mots et expressions passés dans la moulinette de Fred Pellerin. Quelle musique à mes oreilles ! Vous savez comment se nomme l’amoureuse éternelle du village ? On l’appelle … Belle Lurette. Tout simplement magnifique !

C’était au cinéma Beaubien et la (nouvelle) salle était pleine. Plus une place disponible. Et personne n’a demandé de remboursement, je vous l’assure. Une bien belle sortie pour la période des Fêtes avec la famille (au moins 10 ans pour les flôs). Allez ! Les gens du cinéma d’ici ont bien besoin de votre clin d’œil pour digérer la mauvaise année qu’ils viennent de subir.

lundi 8 décembre 2008

-6 et + 6

C'est mon écart. Six députés de trop pour Charest et six de moins pour Pauline. Maudite grosse différence dans la perception finale. Avez-vous remarqué l'écart de liesse dans les foules qui ont écouté le PM et la nouvelle cheffe de l'opposition ? Incroyable !!!
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Je suis très heureux de ce résultat et surtout éberlué par les gens qui demeurent dans le Plateau Mont-Royal, ceux-là qui ont élu Amir Khadir de Québec Solidaire. Sont fous et fins et imprévisibles les gens du Plateau. Ils ont déjà élu Gérald Godin au lieu du Premier Ministre Bourassa, Nathalie Rochefort, une (vraie) flyée rousse du Parti Libéral et maintenant Amir. J'ai des réserves sur ce type mais bon, il va entrer à l'Assemblée Nationale pour un salaire annuel de $150,000, plutôt que les $250,000 (approximatifs) que lui permettrait son statut de médecin spécialiste.
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Bon, je suis ivre (un peu) et je vous souhaite de beaux rêves érotico-politiques ...
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Oups ! Hic ! J'oubliais. Trrrrès heureux de la fin et du départ de Mario ...

Prédictions

C'était Libéral 50 PQ 36 ADQ 39


Ça sera Libéral 72 PQ 45 ADQ 8


Qelles sont VOS prédictions ?

Formulées avant 20 heures ce soir bien sûr !!!

samedi 6 décembre 2008

Martin et ... Serge !

On a frôlé la perfection hier soir à Terrebonne. Franchement. Une excellente performance de Martin Léon et ses comparses. Dans cette petite salle d’un bâtiment patrimonial sur l’Ile des Moulins, nous avons tous flotté dans l’univers sonore et poétique de Martin Léon. Lui-même à la guitare, accompagné d’un contrebassiste, d’une fort jolie violoncelliste et d’un percussionniste discret (c’est rare !), Martin Léon nous a … enchantés tous autant que nous étions.
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Il a joué toutes les chansons que j’espérais et avec cette nouvelle enveloppe sonore pour habiller ses textes, il nous a gardés bouches bées ou souriantes toute la soirée. Une mention spéciale pour cette KiKi Bar-B-Q qu’il a dédiée avec émotion à ceux et celles qui travaillent dur le jour et qui le soir, rêvent de s’en sortir pour faire des choses plus belles.
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Dans ce bel environnement musical, une petite note discordante toutefois : Serge ! Oui mes amis, il y avait une Serge dans la salle. Un espèce de Ta-Ouin qui aime beaucoup – que dis-je, il adore ! – Martin. Mais il veut aussi que toute la salle sache bien qu’il adore Martin. Alors vous imaginez la fin d’une chanson smooth et cool au possible, la dernière note subtile qui s’évapore dans la salle et … bang ! Serge est debout en plein centre de la petite salle (il est le seul debout) et après un cri guttural, il applaudit à s’en rompre les bras. « Yes ! Yes ! » Et c’est comme ça à TOUTES le chansons. On croirait bien que c’est le cousin germain de Martin. Mais non. C’est un gros crétin qui enfile ses bières et qui confie à son voisin à chaque toune, que la prochaine … «c’est ma préférée ». Totalement déconnecté le Serge …

Désolé pour les photos promises. C'est la meilleure (!) que j'ai tirée.

Éclairage insuffisant et, assurément, incompétence du photographe, ne le cachons pas.


vendredi 5 décembre 2008

Martin Léon "live"

Un beau vendredi soir dans le 450. À Terrebonne pour être précis. Dans un petit bar-spectacle nommé Le Moulinet qui peut accueillir 110 personnes. Et vous savez quoi ? Moi et ma gang, nous serons 11. Pas pire hein ? J’ai même écrit un courriel à Martin Léon l’informant de la chose et lui demandant … de ne pas me faire honte. Il ne m’a pas encore répondu.

Martin Léon : probablement l’auteur-compositeur-intreprète le plus cool présentement au Québec. Son premier CD intitulé KiKi Bar-B-Q m’a fait flipper, notamment avec les chansons Tu comprends rien et C’est ça qui est ça. Bon rythme teinté de blues et de jazz, ton confidentiel et des textes un peu baveux sué bords. J’apprivoise présentement son deuxième CD, le Facteur Vent avec les tounes Jackie et Félicie qui ont ma préférence.

Un show prévu à 21 heures, précédé d’un gueuleton au Vieux-Duluth de Terrebonne avec Sly et Shirley, Ricdam et Mimi, Denis et la vieille Foy, Hubert et sa blonde, la belle Chantal et ma blonde-rousse.

Si je réussis à introduire mon appareil Canon, je vous ramène des images de Martin Léon en performance.

jeudi 4 décembre 2008

Le rire de Falardeau

Il y a 45 jours, je vous mentionnais la possibilité que je puisse avoir une entrevue avec Pierre Falardeau. Je viens de raccrocher la ligne suite à une brève conversation avec le personnage. Je suis maintenant assuré que notre rencontre de mercredi prochain sera productive et trrèèès intéressante (en ce qui me concerne). Et je suis plutôt fier que ce soit ma fille Claude qui ait réussi à nous mettre en contact.
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Vous me connaissez un peu ... Fallait que j'en place une avant de raccrocher. Alors je lui ai dit à peu près avec ces mots-là :
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"J'espère que ça ne créera pas de problème quand on va se rencontrer mais j'ai une barbichette encore plus longue que David Suzuki. Mais moi, j'ai fait une tresse avec ... ".
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Je l'ai entendu rire ...

mercredi 3 décembre 2008

Quelle merdouille !

Ils viennent de nous parler à la télé en mode déclaratoire, avec le trémolo dramatique dans la voix. Ce Harper (issu du Reform Party, ne l'oublions pas) est prêt à déchirer sa chemise pour sauver le pays de la menace séparatiste. Fou raide. Avec ses 143 députés (contre 163 pour l'opposition regroupée), il peut revendiquer 36% du vote des canadiens d'un océan à l'autre (contre 54% pour l'opposition regroupée). Et il crie au meurtre...
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Moi ma jouissance dans tout ça, c'est de voir la face de Laurence Cannon qui est passée de baveuse et frappée à enragée et paniquée. Je déteste tellement cet homme, vous n'avez pas idée. Pourquoi ? Je ne saurais trop le dire mais ça doit venir de "mon profond intérieur". Et je vais me retenir drette là pour ne pas verser dans le gros caca mou.
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Et Pichou Charest qui déclare : "Voilà une rhétorique qui divise les gens." Et vive la rhétorique ! Euh ! C'est quoi une rhétorique ? Un langage choisi pour que tous les québécois comprennent parfaitement sa pensée ...
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Michaelle ! Michaelle ! Que feras-tu ?

mardi 2 décembre 2008

Grrrrr !

Je l’ai vu et entendu dans le vieux Forum à la fin des années 70 et une deuxième fois à la fin des années 80. MON Neil Young dont j’ai acheté une quinzaine de vinyles 33 tours et cinq de ceux-ci repris en CD, MON Neil Young vous dis-je, était au Centre Bell lundi soir.

Je le savais depuis la mi-octobre et je n’ai pas acheté de billet, pensant que cette tournée ne visait qu’à promouvoir ses deux derniers CDs dont je ne suis pas particulièrement entiché (il en a fait plus de 40 dans sa carrière). Le vieux fan fini que je suis aime bien la nostalgie et ré-entendre les vieux succès de son époque cool. Les plus faciles folk (comme Heart of Gold) que je réussissais à grattouiller sur ma Norman B30 et les autres plus rock and roll, plus sauvage et forcément plus vibrante.

J’aurais dû, ben dû, donc dû … y aller.

« C’est ce même Neil Young, que nous n’avions pas vu à Montréal depuis le dernier millénaire, qui a mis le feu au Centre Bell hier soir », écrivait Alain de Repentigny dans la Presse.

« Fuck ! » a écrit Crocomickey sur son blogue.

« Le public, très conscient de sa chance, a accueilli Neil Young en héros. Et celui-ci lui a rendu la pareille en se donnant plus que d’ordinaire. Le guitariste et chanteur possédé jouait encore Rockin’ in the Free World après deux heures de musique intense. C’était avant le rappel, rien de moins que A Day in the Life des Beatles qui était é-coeu-ran-te », ajoute de Repentigny.

« Re-fuck ! » a blogué Crocomickey.

Que j’eusse aimé être de la partie et hurler Old Man avec la foule et Neil …

J’en pleure …

R-E-S-P-E-C-T

Au hasard d'une courte ballade dans le Plateau hier matin sur la rue Gilford : revoir cette magnifique fresque murale réalisée en 1998 par un ami d'alors, Denis Cardinal. Je pense que je l'ai reconnu, dormant sur un banc de métro la semaine dernière...

Une image belle, douce, intriguante et teintée de la poésie de son auteur.

Mais aussi et surtout, une image intacte dix années plus tard, sans aucune souillure des graffiteurs omniprésents dans le Plateau. Un exploit ...


Un petit clic qui vaut le détour.

lundi 1 décembre 2008

Dormir au gaz

Jean Charest jubile et profite de cette pseudo-crise politique à Ottawa pour nous dire :

"Vous le voyez ce que ça donne un gouvernement minoritaire : de l'instabilité. Alors élisez-moi majoritaire pour éviter ça au Québec".

Bizarrement, personne chez ses adversaires n'a pensé à lui répliquer :

" Ben justement. N'eut été de ce gouvernement minoritaire, Harper aurait pu passer ses saloperies, exactement comme vous pourriez le faire si on vous remet au pouvoir majoritaire".

Ya des conseillers politiques qui dorment ...

dimanche 30 novembre 2008

Une première

James rencontre le gros bonhomme habillé en rouge.
Les sourires étaient rares ...
"C'est qui ça ? Kessé qui veut ?"
"Pôpa, viens m'chercher !"

samedi 29 novembre 2008

Allez hop ohé, les petits traîneaux ...

Sur la Plaza Saint-Hubert ce matin
pour la parade de vous savez qui ...
Cute !

vendredi 28 novembre 2008

L'équipe ?

Ça m'est comme sauté en plein visage ce matin. Mettons que Pauline et son PQ prenne le pouvoir le 8 décembre. Voulez-vous bien me dire qui elle pourrait nommer comme ministre des Finances, ministre de la Santé, ministre de l'Éducation ? Ouf ! Pas évident hein ? À part François Legault, me semble qu"il y a comme un gros vide ...

jeudi 27 novembre 2008

Dixit Foglia ce matin

C'est bien d'avoir retiré le chandail de Patrick Roy. Mais maintenant faudrait peut-être songer à lui retirer ses enfants.

:-)

Glace de mer

Cap-aux-Meules - Hiver 2006

mercredi 26 novembre 2008

Cerveaux à vendre

Dans la salle d’attente de l’hôpital : la famille immédiate et les amis proches. Certains ont l’air songeurs, d’autres font les cent pas pour passer le temps. Arrive enfin le toubib, l’air fatigué et la mine sombre.

« J’ai bien peur d’être porteur d’une mauvaise nouvelle », avoue-t-il en observant les visages inquiets.

« Désormais, le dernier espoir pour lui sauver la vie, c’est une transplantation cervicale. La méthode est expérimentale et donc, très risquée. Mais c’est sa dernière chance. L’assurance couvre tous les frais. Cependant, vous devrez payer pour le cerveau ».

Tout le monde se rasseoit pour absorber la nouvelle jusqu’à ce que l’un d’entre eux se décide à demander poliment combien coûte un cerveau. Et le docteur de lui répondre :

« C’est $5,000 pour un cerveau mâle et $200 pour celui d’une femme ».

Oups ! Léger malaise dans l’assistance. Certains hommes essaient de contenir leur sourire en évitant de croiser le regard des femmes présentes alors que d’autres feignent l’étonnement. Silence inconfortable, brisé par la question que tous se posent :

« Mais docteur, comment expliquer le prix tellement plus élevé du cerveau mâle ? ».

Souriant devant cette candeur enfantine, le médecin a répondu :

« C’est une tarification standard : plus la marchandise a servi, plus son prix baisse ».


(Traduit de l’anglais sophistiqué d’une exilée en Ontario. Merci Rosie)

mardi 25 novembre 2008

La bosse des maths

Pour vous changer les idées de la politique qui nous assaille via tous les médias du Québec (avec le peak du débat des chefs ce soir), je vous pose ce matin une belle colle mathématique qui vous fera travailler les neurones avec autre chose que les accommodements raisonnables, la crise économique, la Caisse de Dépôt ou les autres promesses de nos aspirants au gouvernement.

Alors voilà ! Je vous donne une suite de chiffres et vous me trouvez le suivant qui manque pour poursuivre LOGIQUEMENT la liste. Pour sauver votre honneur, je vous admets volontiers que je n’ai PAS trouvé la solution même si elle saute aux yeux quand on prend connaissance de la solution.

Voici la liste

2 10 12 17 18 19 ???

Allez faites un effort !

Si vous n’avez pas trouvé, il vous faudra lire le premier commentaire de ce billet !

dimanche 23 novembre 2008

Quelle démonstration ...

... de mes dons de voyance !

Je vous avais parlé d'un latinos choker ...

Calvillo, nommé le meilleur joueur offensif de la ligue ...

Un seul petit point dans toute la deuxième demie !

Avec deux interceptions directes dans les mains des Stampeders.

Anthony Calvillo, le deux de pique du Mexique (ça rime en crime !)

Ça lui fait une victoire et cinq défaites en finale de Coupe Grey.

Choker je disais ...

Allez, bonne nuit !

Mario Mario Mario

J'imagine que vous avez déjà vu le clip de Mario Dumont à Dieu Merci !

TVA ne l'a pas trouvé drôle. Quelqu'un dans la boîte a vendu la mèche.

Pourquoi attendre à ce soir ? C'est en ondes web ICI

vendredi 21 novembre 2008

Mon souffre-douleur favori

Voilà, nous y sommes. Le grand weekend de la Coupe Grey au football canadien. Spécial 2008 = le tout se passe chez nous à Montréal, dans l’ouest anglophone principalement, sauf pour le match qui se déroulera au Stade Olympique dimanche soir. Et nos Alouettes seront de la partie. Mais …

Le gars s’appelle Anthony Calvillo. C’est le quart-arrière du club, le général de l’offensive. Ce cher latinos dirige l’attaque des Alouettes depuis l’an 2000. OUI, il a gagné la fameuse Coupe en 2002. Yééééééééééé ! Mais depuis, c’est le néant. Avec une kliss de bonne équipe devant lui, le monsieur a pris la très mauvaise habitude de choker dans les grands matchs.

Tiré du dictionnaire Petit Crocomickey :

Choker : de l’anglais to choke, verbe francisé qui signifie échouer lamentablement quand l’enjeu est important.

C’est la neuvième année de Calvillo à Montréal. Oui, oui, il en a gagné une et on ne peut pas toutes les gagner. Mais une en 9 ans, alors que le club aurait dû en gagner au moins quatre, on appelle ça s’effouairer ou, en langage sportif : choker !

Ce cher Calvillo vient tout juste d’être élu Joueur Offensif de l’année dans la LCF pour la saison 2008. Il a accepté son bô trophée. Mais il ne touchera pas à l’autre trophée, le plus important, qui a pour nom la Coupe Grey. Parce que monsieur est un choker.

Ce sont les Stampeders de Calgary qui s’en retourneront chez eux après leur victoire dimanche soir. Et le bel Anthony annoncera sa retraite pour le plus grand bien des Alouettes.

Si vous regardez le match dimanche soir, écoutez bien l’analyste Pierre Vercheval (qui a déjà été coéquipier de Calvillo). Après plusieurs années d’expérience derrière le micro, il est toujours incapable de prononcer correctement le nom de Calvillo. Il omet constamment le premier L et ça donne CAVILLO. Personne à RDS ne lui a encore fait la remarque ?

Bon match … malgré le choker !

jeudi 20 novembre 2008

Le Point G = mmmmmm !

Les pervers parmi vous seront déçus. Ce billet n'a rien à voir avec le sexe.
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Ce matin, j'ai rencontré Thierry et Julien, deux français fort sympas qui viennent d'ouvrir une boutique baptisée Le Point G sur l'Avenue du Mont-Royal (au 1266 pour être précis).
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Le Point G, c'est pour Gaufres, Glaces et Gourmandises (macarons). Désolé pour les vicieux et les vicieuses.
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Je prédis un énorme succès à ces deux maîtres-pâtissiers, glaciers et chocolatiers. On est dans le haut-de-gamme bien sûr mais sur l'Avenue du Mont-Royal, ils ne seront pas dépaysés.
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Je ne vous débiterai pas toutes les saveurs flyées de leurs glaces et macarons. Je vais simplement vous faire déglutiner en vous parlant de cette invention de Thierry et Julien : la glace au foie gras !
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Vous avez bien lu : une crème glacée au foie gras. 50% glace et 50% foie gras le tout fait maison. J'y ai goûté et, non ... je n'ai pas perdu connaissance. Diantre (c'est mon petit côté français) que c'est délicieux.
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Bien sûr, ça ne se prend pas en cornet (ça reviendrait $10 la boule). Mais une demi-cuillerée sur une biscotte, ou la cuillerée délicatement déposée sur un steak ou un risotto pour parfumer le tout ...
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J'ai donc acheté mon p'tit pot et je vais sûrement en faire flipper quelques-un(e)s durant les Fêtes !

mercredi 19 novembre 2008

Voir le temps passer

Petite anecdote rafraîchissante et authentique en provenance du Sud. Un vacancier québécois attend pour passer à la caisse d’une épicerie. La caissière, une grosse dame noire, placote au téléphone avec une amie. Soudain, elle aperçoit le québécois qui attend . . .

Elle poursuit malgré tout sa conversation téléphonique. Deux autres minutes s’écoulent et notre québécois commence à pomper l’air. Il regarde sa montre plusieurs fois avec insistance. Juste avant qu’il n’explose, la caissière raccroche le téléphone. Se contenant du mieux qu’il peut, le québécois ne dit pas un mot, mais son regard exprime malgré tout son impatience.

La caissière le regarde alors directement dans les yeux et lui dit :

« Monsieur, vous avez une belle montre mais moi . . . j’ai le temps ».

Et vlan dans les dents !

mardi 18 novembre 2008

L'insulte

Juste pour le fun. Essayez de pousser celle-là dans une bar de la rue Saint-Denis, du boulevard Saint-Laurent ou de l'avenue du Mont-Royal. Simplement dire : "Les gens du Plateau sont comme leurs maisons ... surévalués".

lundi 17 novembre 2008

Mon cousin Phil

Philip Merrigan qu’il se nomme. Ce matin, sur les ondes de RDI, il est allé expliquer à Simon Durivage pourquoi les gouvernements ont bien fait de ne pas tomber dans le piège de Bernie Ecclestone pour garder à tout … prix le Grand Prix de Formule 1 à Montréal.

La grande qualité de mon cousin Phil à la télé, c’est de vulgariser correctement et clairement les choses complexes de l’économie. Pourquoi les métropoles européennes bénéficient d’un gros appui financier de leurs gouvernements pour la présentation de leurs Grand Prix ? a demandé le suave Simon. Et Phil de nous expliquer que ces pays ont des infrastructures industrielles intimement liées à l’automobile (Ferrari, Mercedenz, Renault et autres Porsche) alors qu’ici, seul le tourisme relié à l’évènement peut justifier une telle dépense. Un aspect qui m’avait échappé …

Docteur en Économie et responsable de la Faculté à l’UQAM, mon cousin Phil revient d’un séjour d’une année avec sa famille dans la ville de Boston pour faire un peu de recherche avec des collègues de la prestigieuse université de Harvard. Je pense qu’il sait un peu de quoi il parle, d’autant plus qu’il a fait de l’économie reliée directement au sport, son dada.

Ainsi, encore devant un Durivage éberlué, Phil a fait le lien entre Ecclestone et son grand partenaire financier, la banque américaine récemment mise en faillite : la Lehmann Brothers ! Bizarre qu’aucun scribe attitré (à la Réjean Tremblay, mettons) n’ait fait mention de cette énormité.

Je suis bien fier de mon cousin Phil avec qui j’ai partagé la chambre à coucher lors de ma première année d’études en ville. Et vous savez, ces amitiés et complicités de fin d’adolescence, elles se veulent tout simplement inoubliables.

dimanche 16 novembre 2008

Flotter devant la Tour Eiffel

Je n'ai pas beaucoup voyagé dans ma vie, je l'admets volontiers. Je veux dire quitter le pays. Le Québec et ses régions, j'y suis allé fouiner presque partout. Mise à part une dizaine de séjours dans la Beautiful British Colombia, chez Denys et Manon (Vancouver) ou Jean-Louis et Marlene (Kelowna), je n'ai dans mon carnet qu'une brève virée d'une semaine à Paris en 95, au pays de mon ancêtre Honoré Danis, un voisin de Marguerite Bourgeoys en 1663.
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Pas question de vous narrer bêtement et platement l'itinéraire suivi dans la Ville-Lumière en vous décrivant Notre-Dame-de-Paris, Montmartre, les Champs-Élysées, le Louvre et autres majestueux emplacements. J'aimerais plus simplement vous transmettre en quelques mots (même si la chose est pratiquement impossible) le choc inattendu ressenti devant la Tour érigée par un monsieur répondant au nom de Gustave Eiffel.
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Bizarrement, dans les semaines de frénésie précédant le départ, la Tour ne figurait nullement sur le podium de mes priorités. Même en sachant fort bien qu'il s'agit du site toutistique le plus fréquenté de la planète, mes préférences allaient aux Champs-Élysées, à son Arc-de-Triomphe et, rock-and-roll oblige, à l'emplacement du Père Lachaise réservé au tombeau d'une idole de jeunesse, feu Jim Morrison le génial et grivois chanteur des Doors.
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En terminant un souper sympa dans un bistro de la place des Vosges, Denis et Jacqueline m'ont convaincu d'aller zieuter de plus près la Tour de monsieur Gustave. Descente dans le métro, sortie place Trocadéro un peu passé 20 heures. En tournant le coin d'une bâtisse, j'ai reçu le coup de masse ...
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Dans cette luminosité incertaine du crépuscule, le tableau m'est apparu : cette ligne qui pointe en rétrécissant vers le ciel à partir de ses quatres bases gigantesques, avec les parallèles de la Seine et de l'avenue Président-Kennedy et le fond de toile verdoyant des jardins du Champ-de-Mars.
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C'est à ce moment précis que j'ai compris parfaitement le sens de l'expression ... avoir le souffle coupé. J'ai accéléré le pas pour aller m'appuyer à la balustrade de la place Trocadéro, préférant m'éloigner temporairement de mes copains... à qui ma bouche bée n'aurait pu dire mot de toute façon. Comme si un coussin d'air séparait mes semelles du sol : flotter dites-vous ?
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Il m'est difficile d'expliquer le pourquoi de cette brève et intense béatitude. Un état de grâce, une parenthèse émotive devant la beauté. J'en avais la larme au coin de l'oeil. Quels mots utiliseriez-vous? Baver de bonheur ? Estomaqué ? Ébloui ? Je vous souhaite sincèrement à tous, si ce n'est déjà fait, de trouver au tournant de VOTRE chemin cette image qui VOUS jettera par terre en chamboulant VOS émotions. Moi, c'était la Tour de monsieur Gustave. Et vous?

Je vous teste

.
Trouvez-moi ce mot très connu de la langue française
qui contient 5 voyelles différentes
et une seule consonne

samedi 15 novembre 2008

La preuve

Avez-vous remarqué que les filles baissent toujours les yeux quand on leur dit "Je t'aime" ?

C'est pour vérifier si on est sincère ...

Une p'tite vite qui m'est arrivée d'Ontario. Merci Rosie.

vendredi 14 novembre 2008

Provisions

Tranche de pain pour commencer à garnir
le garde-manger pour l'hiver qui arrive ...

(clique l'image pour détails)

jeudi 13 novembre 2008

Premières minutes d'un premier job

L’Annonciation dans les Laurentides, été 1969. J’ai décroché un poste de préposé aux patients à l’Hôpital psychiatrique de l’endroit. Aux interrogations normales et à la nervosité que suscite un premier emploi, me fallait ajouter le mystère, voire la crainte entourant l’univers de la folie. Dans le vocabulaire de l’époque, cet endroit s’appelait tout simplement l'asile.
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Nous avions certes reçu une courte formation d’environ une heure sur ce qu’est la maladie mentale et les types de patients soignés par l’Hôpital. Pour le reste, c’était l’abstraction totale et j’appréhendais, comme tous mes collègues étudiants, la rencontre avec mon premier fou.
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Première journée ! Je suis assigné au Troisième-Sud, l’étage des oligophrènes (des adultes avec 7 ans maximum d’âge mental). J’enfile mon sarrau blanc de préposé et me dirige vers LA porte qui me mènera au monde de la folie. Avant d’ouvrir, je jette un coup d’œil par le judas pour observer la salle. Tout est calme. Une trentaine de monsieurs sagement assis sur leur chaise autour de la salle. Allez Michel, ça ne sera pas si pire !
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J’ouvre donc cette porte et la referme illico derrière moi (c’est la consigne en psychiatrie). Ce fut leur signal. Ils se sont tous immédiatement rués sur moi ! Ils arrivaient des quatre coins de la pièce et m’ont isolé devant cette porte. Leurs visages interrogatifs, curieux, inquiets ou souriants, et leurs mains ! Leurs mains me palpant les bras, les cheveux, le sarrau, alouette !
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J’étais sidéré. Entouré de cette gang de « vrais » malades qui me posaient moultes questions (As-tu un bicycle ? Yé où ton char ? As-tu une soeur ? Restes-tu icitte longtemps ?), je n’en menais pas large. Et le plus grand d’entre eux (un longiline six pieds six pouces) qui sautillait sur place en mordant dans ses mitaines de contention tout en poussant des hurlements jouissifs ! Je vous le répète, j’étais terrifié en essayant de me dégager de cet essaim d'adultes exubérants du mieux que je pouvais, lorsque j’ai enfin compris . . .

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Brièvement, j‘ai aperçu deux préposés RÉGULIERS au fond de la salle et ces deux salopards étaient pliés en deux, morts de rire devant ma frayeur. Je n’ai jamais su quelle facétie ils avaient pu compter à ces cinglés pour les inciter à accueillir le NOUVEAU de la sorte, mais je vous jure qu’ils n‘ont pas raté mon initiation. Les semaines qui ont suivi m'ont permis d'apprécier l'expérience de cotoyer ces adultes-enfants et même de m'y attacher sérieusement. Mais ce premier contact, ouf !
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Comme entrée sur le marché du travail, vous admettrez qu’on ne m’a pas épargné. Malgré tout, ce souvenir vaut son pesant d’or et mes palpitations d’alors valaient bien cette brève confidence .

mercredi 12 novembre 2008

Damnée scorpion !

Elle n'a PAS (encore) 50 ans aujourd'hui ...
Bonne fête Didi !

Publi-Sacs à l'infini ...

... sauf chez-nous !
(clic !)

Blague à part, ces petits auto-collants distribués par la ville de Montréal et qu'on applique sur la boîte aux lettres, eh bien ils sont diablement efficaces. Ça fait dix ans que la mienne est bien placée et ... fini les cochonneries, les dépliants de la pizzeria, les annonces de vente de garage, les propositions de nettoyage de tapis et autres pubs inutiles qui assassinent les arbres avec leur totale inutilité pour des informations qu'on peut trouver ailleurs de toute façon !

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À part ça, chez vous sont bien ?


mardi 11 novembre 2008

Ahhh l'instruction !

À l'Uuniversité de Montréal, un professeur donnait un cours sur '"les contractions musculaires involontaires'" à ses étudiants de première année en médecine.

Réalisant que ce n'était pas très "palpitant" comme sujet, il décide d'alléger l'atmosphère un peu.

S'adressant à une jeune femme de la première rangée, il lui demande :

"Savez-vous ce que votre trou de cul fait pendant que vous avez un orgasme?"

Elle répondit: "Probablement en train de chasser l'orignal avec ses amis".

Ça a pris un bon 45 minutes pour rétablir l'ordre dans la classe
...

Merci Gilles !

lundi 10 novembre 2008

Pédant Bégin = Génial Labrèche

Curieux Bégin est une émission diffusée par Télé-Québec et ça porte sur la bouffe aux quatre coins du territoire. Émission fort intéressante présentée par Christian Bégin. Et là, ça devient pas mal moins intéressant.

Christian Bégin c’est ce gars de Québec qui piquait une grosse crise l’an dernier (ou ya deux ans) à propos de l’omniprésence des humoristes dans les films, les téléromans et autres émissions télé. Il était même passé chez Guy A. pour défendre les VRAIS comédiens et acteurs qui ont étudié et bla bla bla.

Aujourd’hui, ne voilà-t’y pas le comédien qui vient prendre le rôle d’un animateur d’émission de télévision. Honnnn ! En fait de compétence et de connaissances pour parler bouffe et culture maraîchère aux quatre coins du Québec, je pense que je serais aussi bon que Christian Bégin. Autrement dit, il n’a pas d’affaire là.

Mais pour faire passer la pilule, le Bégin en question prend son air relax et cool, répète littéralement en ondes ce que ses invités nous apprennent et aime bien mettre sa petite touche perso dans l’émission. Ce qui veut dire recevoir un appel téléphonique de sa blonde ou sa mère pendant le tournage (et ne pas le couper au montage), se mettre à chanter la toune qui lui passe par la tête pour faire plus cool, se promener en scooter pour faire hip, se trouver con et le dire haut et fort pour paraître sympa, et patati et patata. Vous avez compris que je ne blaire guère le personnage.

Mais ce weekend, à son émission 3600 secondes d’extase, Marc Labrèche et son équipe ont fait une parodie absolument tordante du personnage que je viens de vous décrire. Faut voir la bête clancher quatre ballons de vin rouge à la queue-leu-leu. Et la chose est visible ICI sur Youtube. Moi j'aime ces tapes sur la gueule quand elles sont méritées. Allez vous régaler.

dimanche 9 novembre 2008

D'une icône à l'autre ...

Maintenant que les médias ont mouillé toutes leurs petites culottes avec Barack Obama, voici qu’une autre icône prend la relève dans l’imaginaire collectif des québécois : j’ai nommé Mario Dumont.

Ce pauvre type qui, un jour, battra tous les records mondiaux de longévité sur les banquettes de l’opposition, a recommencé sa tournée des régions en traînant avec lui quelques spécialistes qui jouent les béni-oui-oui pour chacune des promesses qu’il nous lance au gré de son imagination du jour.

La dernière promesse : des milliards de coupures dont quelques ministères au complet. Questionné sur l’identité des ministères en question, le suave Mario, affichant son poker face, a réussi à répondre aux journalistes (sans pouffer de rire) que son parti allait étudier sérieusement pour déterminer lesquels couper …
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La question à $1000 : la région de Québec va-t-elle encore suivre le clown ?

samedi 8 novembre 2008

Amulette

Quel drôle de prénom, même pour une artiste. Amulette Garneau est décédée aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi, mais j'aimais beaucoup beaucoup cette comédienne qui a toujours été éloignée des journaux à potins tout au long de sa carrière. Et les témoignages que j'entends aujourd'hui viennent confirmer cette probité de la dame. Même pour ce petit rôle dans Un Zoo la nuit, elle m'avait ébloui par sa grande retenue devant son ex en train de mourir. Et j'apprenais ce matin qu'elle est la soeur de Marc Laurendeau. Comme ils disent, belle famille ...

Question de vocabulaire

Dans sa chronique de samedi matin, la très respectée Michèle Ouimet nous pose la question :
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"Snob, Mme Marois ? Peut-être. Grande bourgeoise ? Certainement. Elle vit dans un manoir à l'Ile Bizard. Pour cueillir son journal à la grille de son château, le matin, elle doit parcourir un kilomètre. Combien de québécois franchissent un kilomètre pour se rendre au bout de leur jardin ?".
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Je lui réponds : "Plusieurs madame Ouimet, plusieurs ! Cependant, ils demeurent tous, espace oblige, à la campagne. Autrefois, on les appelait des fermiers. Aujourd'hui, on dit agriculteurs."

vendredi 7 novembre 2008

Sergio 1953-2008

J’ai appris son décès hier, le jour de ma fête …

Il est parti le 24 octobre des suites d’une longue lutte contre le cancer qu’il m’avait caché, même si je ne le croisais que très occasionnellement.

Nous avons été colocs, ou plutôt j’ai été chambreur chez lui à une époque où j’en avais vraiment besoin au siècle dernier. Il m’avait accueilli sans discussion et m’avait enduré quelques mois, le temps que je me ressaisisse. Période de haute toxicité pour lui et moi. Me souviens aussi de l’épicurien côté bouffe et les festins qu’il aimait bien diriger.

Je pense aussi à son fils Karl que je conduisais à l’école primaire les matins où le papa n’était pas en état pour le faire.

Il s’en était sorti lui aussi et vivait paisiblement avec sa belle Guadalupe (c’est son prénom). Bizarrement, j’avais pensé à lui le 2 novembre dernier (le jour des Morts) parce que … c’était le jour de son anniversaire de naissance. Il était déjà parti …

jeudi 6 novembre 2008

Cinquante-six berges ...

Avec cette superbe journée "indienne", le blogueur va aller quérir une bonne bouteille de Pinot Noir à la SAQ Beaubien et se l'enfiler lentement derrière la cravate qu'il ne portera surtout pas pour se souhaiter une santé correcte, sans séjour à l'hosto. Ça devrait suffire à mon bonheur pour les 365 prochains jours.

mardi 4 novembre 2008

Scottstown : un extrait

Je vous ai déjà parlé de Fabien Cloutier ( ici ). Ce conteur urbain extraordinaire avec son personnage d'un petit village campagnard venu fêter la fin d'année à Montréal et qui se retrouvent par mégarde dans le Village Gay. Pissant ! Je vous suggère d'aller écouter et "voir" le personnage sur cet extrait vidéo. À éviter pour les oreilles chastes et pures. Avec aussi des extraits du comédien expliquant son personnage très vulgaire, malgré tout sympa, mais tellement borné. Du bonbon. L'extrait est ici . Bonne écoute ...

dimanche 2 novembre 2008

Nostalgie ...

Je viens tout juste de trouver sur le web cet extrait d'un petit bulletin local d'un club de dards que je fréquentais au début des années 90. Sur la photo à droite, un petit comique m'a figé en plein party campagnard. Loin de me choquer ou me frustrer, cette image m'a rappelé comment j'étais svelte et franchement bô bonhomme. J'ai bien écrit J'ÉTAIS ...

Journalisme de boulechite

Sous la plume de Violaine Ballivy, la Presse titre « Lise Thibault : l’enquête de la GRC a coûté $270,000 ».

Dans les faits, le salaire des enquêteurs compte pour $240,989, dont $300 piastres (vous avez bien lu !) seulement en heures supp.

Bon ! C’est quoi l’histoire ? Ces enquêteurs-là auraient travaillé de toute façon sur un autre cas quelconque. Et la scribe qui vient nous dire que nous contribuables canadiens devrons payer ces frais. Viaaaaarge ! On les paieraient de toute façon ces enquêteurs. C’est quoi la joke ici ?

Loin de moi l’idée de défendre la « pôvre » représentante de la Reine mais plutôt de dénoncer cette manie qu’ont souvent les journalistes de jouer avec les mots pour que leur manchette fasse la UNE du quotidien qui les embauche. Combien a été payée Violaine Ballivy pour nous écrire cette banalité ? Ça c’est du gaspillage !

Elsie laisse tomber ...

Mais non, je ne vous parle pas encore de ma chatte. Suite au départ définitif de Louise Harel conme députée du comté Hochelaga-Maisonneuve, Elsie Lefebvre a décidé de ne pas tenter de lui succéder, laissant la place aux deux autres candidates pressenties par les militants.
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J'ai déjà rencontré cette Elsie Lefebvre pendant son court règne comme députée de Laurier-Dorion. Dans le bistro de mes habitudes, je l'avais trouvée vive, allumée et intelligente. Elle avait même déculotté (avec des arguments !!!) Gerry, notre vieux fédéraliste entêté traditionnellement pro-Canada.
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C'est également cette Elsie-là que Jean Charest avait traitée de chienne à l'Assemblée Nationale. Bref, elle avait tout pour que je l'aime, au point de baptiser ma chatte adorée avec son joli prénom.

vendredi 31 octobre 2008

Obsession ?

Je me suis éveillé cette nuit ... pour détester Lizza Frulla quelques minutes de plus.

jeudi 30 octobre 2008

What a smile !


Définition

Prénommée Varda, ce pétard haitien débordant de snobisme avec cette bouche immense qui pérore beaucoup plus qu'elle n'avale avec ces mamelles magnifiques pour flotter dans l'eau turquoise ...

Excusez-la.

mercredi 29 octobre 2008

Les voleurs du Temple

J'avais oublié de vous dire ...

Le prix de la bière au Centre Bell.

Au comptoir (Molson dans un verre de plastique)

comme dans les estrades (Coors en canette) ...

$9.75

Pas de joke !

Je me demande combien coûte la Molson au Festival du Cinéma de Rouyn-Noranda qui a lieu présentement à presque 500 kilomètres au nord du Centre Bell ... Je dirais, au pif comme ça, à peu près la moitié moins cher ...

mardi 28 octobre 2008

Expedia.ca = économique ?

J'ai fait un petit test.

Pour le même trajet aller-retour, les mêmes dates et les mêmes vols.

19 juin 2009 Montréal - Iles Madeleine Vol 8744 Air Canada

26 juin 2009 Iles Madeleine - Montréal Vol 8745 Air Canada

Avec les experts Expedia.ca $897

Moi-même sur internet $800

Tirez vos propres conclusions ...

Même trajet fin-mai : $570 ...

lundi 27 octobre 2008

Go Simon Go

Voilà que mon neveu Simon vient d'amorcer sa quatrième et dernière saison avec les Black Bears de l'université du Maine. Oups ! Deux défaites collées ce weekend. Mais ils vont se reprendre.

Même que les boys l'ont élu capitaine pour cette dernière saison. Repêché par les Black Hawks de Chicago il y a deux ans, le jeune athlète de 6 pieds 7 pouces a préféré terminer ses études à Bangor plutôt qu'aller amorcer sa carrière de pro dans le club ferme des Hawks. Grand bien lui en fasse.

Un court article sur le numéro 79 dans le journal local. C'est ici.

Je profite de ce court post pour souhaiter un heureux anniversaire à sa maman Lou qui fête aujourd'hui son Xième anniversaire et qui lira ce message aux Bahamas vers lesquels elle s'envolait à 5 heures ce matin ...

dimanche 26 octobre 2008

La s'maine vaaaarte et les frosfros

Moi j’adore les fromages (d’ici et d’ailleurs) au lait cru comme au lait pasteurisé. J’aime les produits finaux de ces travailleurs de la terre.

J’aime aussi l’émission la Semaine Verte de Radio-Canada que j’adore prononcer avec l’accent amplifié « vaaaarte ». J’aime qu’on me parle de ces jeunes et vieux agriculteurs totalement passionnés par leur travail et la transmission de leurs connaissances à leur progéniture.

Or ce dimanche, la Semaine Vaaarte s’est entièrement consacré à la crise du fromage de l’été dernier principalement à cause de cette fameuse listéria. Et plusieurs de ces hommes et femmes, autant sur les fermes productrices que chez les revendeurs et leurs comptoirs accueillants, se sont fait assommer par le Ministère et ses sbires totalement intolérants.

Et pour montrer l’incompétence, voire la fourberie du ministre responsable Lucien Lessard, lisez-moi cette excuse pour expliquer le coup de massue : « J’étais pas pour mettre en danger le fœtus d’une femme enceinte pour 30 kilos de fromage ! ». 30 kilos Tab ! Ils ont vidé les comptoirs de la province ! Allô 30 kilos !

J’ai vu les employés de la fromagerie Médard à Saint-Gédéon, les yeux pleins d’eau, garrocher les centaines de grosses meules produites dans le gros container sous la surveillance des flics du MAPAQ. Et plus tard, le déchargement du stock à l’endroit prévu. Et quelques minutes plus tard, les centaines de mouettes qui se ruent sur le stock pour s’en gaver comme des folles …

Et le fromager de Sainte-Sophie qui jure avoir entendu l’inspecteur-chef du MAPAQ lui dire « Si on s’est trompé, c’est pas grave. On l’aura fait ».

Et voilà mesdames et messieurs par quels conards en complets d’habit nous sommes administrés.

Pour ma part, je ne saurais me priver de cet incroyable Riopelle qui, justement, était cité dans les premiers coupables. Et de nombeux autres petits chefs-d'oeuvre. Dans l’cul le MAPAQ.

samedi 25 octobre 2008

La "pose" Kit-Kat


Fin folle

Il y avait onze rounds de boxe d’écoulées et les 16,000 spectateurs dans le Centre Bell étaient fort joyeux. NOTRE Lucian dominait le combat genre 6 rounds gagnés, deux de perdus et trois nulles. Fallait donc que le fier Librado Andrade le couche au tapis au douzième round pour espérer l’emporter. Et Lucian n’avait donc qu’à se méfier du coup meurtrier fatal.

Encouragé par les 32,000 poumons (des gauches et des droits), Lucian s’est soudainement dit qu’il nous ferait encore plus plaisir en « gelant » Andrade. Alors il s’est donc mis à échanger coup pour coup avec le mexicain en se foutant de sa propre défensive.

Environ une minute avant la fin, nous sommes tous debout à hurler notre plaisir, Lucian encaisse une taloche qui le fait VRAIMENT vaciller. OK ! Fini les folies : faut se protéger. Mais Andrade a vu la défaillance et a augmenté la pression.

De telle sorte que NOTRE Lucian se retrouve sur le cul en fin de round. Avant de commencer le compte, l’arbitre repousse Andrade dans son coin et Lucian, miraculeusement, réussi à se lever debout. Les dernières secondes s’écoulent : il est sauvé par cette cloche finale. Parce que, disons-le, trente secondes de plus et Andrade l’aurait massacré.

Yé ! On a gagné quand même.

En passant, vous ai-je dit que j’ai regardé l’essentiel du combat … à la télé ? J’étais au Centre Bell, oui. Au début de la section qu’on appelle Le Pit, dans les hauteurs. Mais juste au-dessus du ring (où on aperçoit les boxeurs petits, petits), au-dessus du ring dis-je, il y a désormais un écran carrément capoté d’environ 40 pieds de large par 30 pieds de haut, qui diffuse une image en haute dimension. Et nous étions 16,000 à regarder cette grosse TiVi ensemble avec les vrais acteurs juste en dessous. Carrément extraordinaire.

Indescriptible cette effervescence de la dernière minute. Comme ces autres minutes de l’entrée en scène de Lucian et sa longue marche vers le ring au son exponentiel de Where the streets have no name de U2. Capoté ! Je lévitais presque et mes chums aussi.

Bien belle soirée. Merci Lucian.

vendredi 24 octobre 2008

LUCIAN

Dans ma liste des belles journées de l’an de grâce 2008, celle d’aujourd’hui figurera en très bonne position. Ce soir mes ami(e)s, le blogueur va aller s’époumoner au Centre Bell et crier comme un malade pour encourager Lucian Bute, NOTRE québécois champion du monde de boxe dans la catégorie des super mi-moyens. Et quand je dis crier, I mean it. J’ai une voix de stentor et je m’en sers !

L’an dernier (le 20 octobre 2007 pour être précis), je vous entretenais su ce nouveau champion qui venait de conquérir son titre et j’ajoutais :

« Avez-vous déjà transporté votre corps dans un gala de boxe ? Quasiment indescriptible. Même dans le pit, tout en haut dans les estrades, c’est totalement animal. L’arène en bas, les gladiateurs (de supers athlètes au summum de la forme physique), la soif de voir LE coup qui porte et fait vaciller l’autre, c’est pas mal plus excitant qu’un but de Kovalev en troisième période. Vibrer animal de temps en temps, comment dirais-je, ça fait du bien sans heurter personne. »

Ce soir, cet atmosphère reprendra place dans l’enceinte Bell. Des milliers de maniaques comme moi et mes chums Ric, Sly et Gros-Pierre, presque en transe pour aider NOTRE Lucian à coucher ce Librado Andrade qui n’est assurément pas un 2-de-pique ni un faire-valoir avec sa fiche de 27 victoires (dont 21 par KO) et une seule défaite (il en aura deux demain !).

Il est à peine 9 heures du matin et les fourmis me chatouillent déjà. Le combat débute à minuit pile, dans … 15 heures.

Esssti que j’ai hâte !

jeudi 23 octobre 2008

Moi et les vedettes

Suivant ma niaiserie avec Guy A. et avec le rappel de mon pote Ricdam, je vous raconte cette autre intervention "intelligente" avec un personnage public.

Je suis dans un petit resto vietnamien du Plateau avec mon patron. J'aperçois au fond de la salle le journaliste et commentateur sportif Yvon Pednault assis avec deux dames.

Je me lève et me dirige vers sa table et je lui dis :

"Monsieur Pednault, j'ai une devinette pour vous, mais ya des bonnes chances que vous la connaissiez ... Pouvez-vous me faire une phrase avec ... Yvon Pednault ?".

Il semble intrigué et me dit que ... non, il ne la connaît pas. Alors je lui fait une face triste et je lui dis :

" Y vont pèd nos Canadiens à souaire "

Il l'a bien ri ...
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Et mon patron m'a traité de malade mental ...

Dans la brume matinale ...

Je vous l'assure, parole de blogueur, la silhouette se plongeant dans l'infini de l'avenue du Mont-Royal, c'est ... Guy A. Ouiiiiiii ! C'était lui, je vous le dis !

Dix secondes plus tôt, fallait que je trouve kekchose à lui dire, vous vous en doutez ...

- Bonne semaiiiiine, que je lui ai lancé.

- Ah ben ... oui ... bonne semaiiiiine, qu'il m'a répondu.


Kriss que j'suis con ...

mercredi 22 octobre 2008

Cabot urbain

Croqué ce matin sur la rue Bélanger

mardi 21 octobre 2008

Le hasard ...

Ce matin, à la Une de La Presse, le journaliste Marc Cassivi tombe a bras raccourci sur Pierre Falardeau (qu'il rebaptise Elvis Falardeau) parce que ce dernier a traité l'environnementaliste David Suzuki de "petit japanouille à barbiche". La raison ? Suzuki s'est dit "déçu" par les québécois qui appuient le Parti Conservateur. Bon ...
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Le hasard dans tout ça ? Hier le blogueur a reçu le mandat du groupe Odace Événement de contacter Pierre Falardeau pour réaliser une entrevue touchant le Plateau et destinée au site web du groupe.
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Si vous avez des suggestions de questions, n'hésitez pas à me les transmettre. Je prévois rencontrer le personnage la semaine prochaine.
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En attendant, je vous copie-colle ce texte que j'ai commis sur Pierre Falardeau en janvier 2001 pour le webzine Planète-Québec ...
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Falardeau : un gueulard tendre ?
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Vous le verrez beaucoup dans les médias au cours des prochaines semaines because la sortie de son nouveau film sur Chevalier de Lorimier et l’époque des Patriotes. La tournée promotionnelle débutait d’ailleurs chez la superbe Christiane Charrette mercredi dernier.
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L’homme derrière Elvis Gratton, mais aussi et surtout derrière Octobre, le Party et l’underground Temps des Bouffons ne laisse personne indifférent. Ses sorties à l’emporte-pièce et ses expressions dépourvues de l’emballage de la rectitude politique scandalisent les uns et font sourire les autres.
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En réaction à un texte de Brecht (je crois) que lui avait lu Françoise Faucher, il avait improvisé cette suave appréciation : " Ça c’est du théâtre ! C’est pas comme les jeunes flyés qui te récitent un texte en serbo-croate, pendus par les pieds avec une carotte dans l’cul ! ". Ouf ! Mais c’est aussi le même bonhomme qui, en préambule à son film Le Party, vous lance cette brève et subtile réflexion : " La liberté n’est pas une marque de yogourt ".
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Le milieu qui se dit branché (parfaitement incarné par le pédantissime Martineau, directeur de l’hebdo Voir) a commencé à prendre ses distances avec le récalcitrant Falardeau et n’a pas manqué de lui taper dessus à la sortie du navrant Elvis Gratton 2, trouvant même redondantes et désormais "out " ses récriminations sur le financement esclavagiste des instances fédérales et bla-bla-bla.
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En regardant Falardeau en entrevue, observez bien son sourire : comme une gêne et une pudeur qui s’installent dans sa figure débraillée. Le compliment le désarçonne et il s’empresse de le minimiser.
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Mais où donc est passé le baveux quand la lentille focalise sur sa personne plutôt que sur le personnage ? Le tigre devient presque minet et l’encens dévie vers son entourage. Derrière le bouclier verbal et littéraire, je devine une poule couveuse choyant ses amitiés intimes.
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Personnellement, je ne saurais me priver d’aller visionner la récente œuvre de ce grand artiste de la caméra et me délecter de la vision cinématographique de ce Québécois enragé, incapable d’oublier les blessures et les insultes subies par son peuple depuis 200 ans.