dimanche 13 février 2011

Égypte : le gouffre

Ils ont beau célébrer le départ du tyran qui les brimait, les égyptiens ne sont pas sortis du ... désert, si vous me permettez l'expression. Voici une comparaison fort explicative du journaliste Claude Picher :

Le produit intérieur brut (PIB) égyptien, la valeur de l'ensemble des biens et services produits par l'économie, se situe, aux taux de change courants, à 217 milliards. À titre de comparaison, la taille de l'économie québécoise est de 318 milliards; autrement dit, 80 millions d'Égyptiens ont moins d'argent à se partager que les 8 millions de Québécois.

Ça vous explique pas mal de choses, hein ? Pour d'autres chiffres effarants, vous pouvez lire le texte de Picher ICI.

Pauvres Égyptiens !

3 commentaires:

Zoreilles a dit…

Ouais... Pas besoin d'être une bolle en chiffres pour comprendre que... « Y en aura pas de facile » pour les Egyptiens.

Mais ils donnent de l'espoir à beaucoup d'autres peuples dans le monde en ce moment. Ils se sont affranchis d'une dictature qui les paralysait à tout point de vue. Qui sait ce que la fierté d'un peuple qui s'appartient peut générer de changements sociaux, économiques et politiques?

Je suis naïve et idéaliste? Ben oui, je le sais, je faisais un ti peu de projection aussi...

Accent Grave a dit…

Fallait tout de même se débarasser du président « à vie ».

Le vide laissé par un dictateur déchu peut laisser place à l'armée, à des chefs religieux, à une guerre civile, à un autre dictateur mais certainement pas à une démocratie rapidement mise en place, ça n'existe pas.

Il faut compter plusieurs décénies avant de pouvoir qualifier de révolution un changement politique quelconque. Économiquement parlant, la situation devient insoutenable après un tel changement, créant un chaos plus ou moins dramatique.

Et puis, il y a tous ces gens qui profitaient du régime dictatorial, tous ceux qui profitaient de la situation qui se retrouvent dans un situation difficile et qui ont avantage à ce que ça ne se passe pas bien afin de placer un des leurs à la tête du pays.

Malgré tout, il y a aussi la possibilité que le peuple, après plusieurs phases difficiles, réussisse à élire un gouvernement digne de ce nom. C'est rare mais il faut espérer que ça se produise.

Renverser les autres régimes risque d'être plus difficile. On sait maintenant que faire des concessions ne sert à rien, promettre des élections libres à court terme ne sert à rien. Je crains que les autres pays où des révoltes pourraient avoir lieu useront de la force!

Accent Grave

crocomickey a dit…

Mettons que les années qui viennent ne seront pas très drôles pour les égyptiens. Souffrir pour avancer. Mais souffrir longtemps. C'est encore mieux que de laisser tout les profits dans les mains de la petite clique associée au pouvoir. Comme tu le dis si bien.