mardi 27 septembre 2011

Lachute n'est pas le Biafra ...

Vous avez pris connaissance de cette nouvelle traitant d'un incendie à l'école Lavigne de Lachute ? Ça m'a frappé un peu parce que j'y suis déjà allé en 1969 pour écouter un discours de René Lévesque. C'était la première fois que je voyais le monsieur en personne. Bon, je m'éloigne de mon sujet ...

Après l'incendie, les autorités ont du se faire aller les méninges pour trouver des solutions, notamment pour poursuivre l'enseignement des élèves privés de leurs locaux habituels. Dans les solutions proposées, certains élèves du secondaire (niveaux 4 et 5) devront suivre leurs cours de 15 heures à 21 heures pour les trois prochains mois, le temps de remettre l'école Lavigne en état de fonctionner.

Et voilà les parents furieux qui clament que leurs enfants auront trop de pression et patati et patata. Mais qu'est-ce que cette crise d'urticaire ? Ç'est temporaire et que pour trois mois seulement ! Ya des choses plus pénibles dans la vie, non ?

Je me souviens avoir fait TOUT mon secondaire III à l'école St-Michel de Buckingham de 13 heures à 19 heures et je n'en suis pas mort. Le manque de locaux dans la région avait contraint les autorités à agir ainsi. Qui plus est, je devais faire le voyage Thurso- Buckingham soir et matin en autobus pour aller suivre ces cours. Personne ne s'est plaint = c'était la situation et il fallait s'y plier.

Cet imprévu devrait même être formateur pour les jeunes de Lachute et leur apprendre à composer avec les aléas de la vie qu'ils auront forcément à subir dans leur existence. Comment réagiront ces parents frustrés devant les suites d'un tremblement de terre ou une inondation importante ? Vont-ils perdre connaissance ?

Je pense que ces parents sont plutôt enragés par les inconvénients qu'ILS vont devoir affronter pour ces courts trois mois = les jeunes qui entrent à 21 heures, qui veulent bouffer et ne se coucher qu'à 1 heure du matin, tout en se levant tard le lendemain matin alors que lesdits parents seront déjà partis pour leur job. Belle occasion pour responsabiliser les jeunes, non ?

Comment réagiraient ces parents face à la ... famine ? Les petits trois mois d'école en soirée leur paraîtraient bien futiles ...

6 commentaires:

Zoreilles a dit…

Quand j'ai entendu et vu ça aux nouvelles, j'aurais donc voulu avoir le point de vue des jeunes, ça manquait.

Ça dérange les parents, ça, c'est sûr. Mais qu'ont-ils d'autres à proposer?

J'ai vécu deux fois le fait d'aller à l'école « sur les shifts », une fois à Matagami, au primaire, pour finir ma deuxième année. Un mois sur deux, on finissait l'école à 18 heures, on s'en retournait chez nous de noirceur, en plein hiver, et pas d'autobus, bien sûr, on marchait. En gang... Ça fait partie de mes plus beaux souvenirs!

L'autre fois, c'était à Rouyn-Noranda, en secondaire I, moitié les anglophones pour le premier shift et moitié les francophones pour le deuxième shift. Le même pupitre servait, selon les heures, à deux personnes différentes. On correspondait! Avec le gars ou la fille du pupitre! Si on avait de la chance, le gars était cute!

Ces jeunes ne le savent pas encore mais ils s'apprêtent à vivre une belle expérience. C'est si merveilleux et formateur de sortir des sentiers battus!

crocomickey a dit…

Papa pi maman aiment pas que les ti nenfants sortent des sentiers battus comme tu dis ...

Barbe blanche a dit…

On le sais, les parents chialent tout le temps après l'école,ou pendant les cours, trop de devoirs, trop de leçons, pis asteur, rentrer de l'école à la grande noirceur, quel scandale...
Hoooonnnn...
Un peu de diversité dans la vie, comme tu dis, ça forme le caractère et c'est une bonne manière d'apprendre à faire face à la vie, qui parfois...

Accent Grave a dit…

Les parents se préoccupent des mauvaises choses. Je ne veux pas savoir leur opinion sur ce genre de détails, sur le plan scolaire, j'aimerais qu'ils s'intéressent aux "vraies choses"!

Des parents se réunissent et s'inventent des raisons de se scandaliser et le pire c'est qu'ils croient à leur propres fantômes! Les pauvres chéris allaient être sacrifiés!

Comme il n'y avait personne pour relever le ridicule de la situation, autant aviser les médias et comme il n'y avait pas grand chose à émettre ce jour là, on a diffusé cette connerie.

Accent Grave

Anonyme a dit…

Salut Mimi, je viens d'aller sur ton blog. Cette histoire me ramène en arrière de près de 20 ans dans mes début dans l'enseignement. J'étais à St-Félix et nous devions partager notre école avec les jeunes de Berthier(un amoureux avait foutu le feux pour impressionner sa copine, mission accomplie!). Crois-le ou non c'était la guerre entre les jeunes des deux écoles, bagarres aux arrivées et aux départs des bus, il a fallu demander une surveillance policière. Dans ma classe le matin je devais nettoyer les messages haineux laisser par les élèves du soir et ma consoeure devait en faire autant,,,Pourquoi? je n'ai jamais compris...Alors je te dirais que la réaction des jeunes m'inquiète plus que celle des parents. Et les enseignants qui ont de jeunes enfants sont aussi pas mal bousculés par cet horaire du soir...absent pour l'arrivée des petits pour le souper et le dodo...C'est pas simple, j'te dis!

- Manon

crocomickey a dit…

Un autre véritable côté de la médaille. Mais je suis assuré que ce n'est pas ce type de problèmes (crissement réels) qui préoccupe présentement les papas pi les mamans de Lachute ...

Merci de ta visite ma belle prof ...